dimanche 24 novembre 2013

De la correspondance Camus-RMG dans Le Monde

A la mort de l'auteur des Thibault Camus eut ce mot qui dit toute sa détresse : « La seule existence de cet homme incomparable aidait à vivre. »

En savoir plus sur :
http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/11/06/l-ami-camus_3509212_3260.html 

samedi 23 novembre 2013

dimanche 17 novembre 2013

De la correspondance Camus-RMG dans l'Express




"Que ferait Martin du Gard? " se demande le lauréat 1957, à chaque fois qu'il doit improviser lors de son séjour dans la capitale suédoise.




samedi 16 novembre 2013

Confidence africaine



Du mardi au samedi à 18h30
Du 8 janvier au 1er mars 2014

Auteur : Roger Martin du Gard

Mise en scène : Jean-Claude Berutti
Avec : Jean-Claude Berutti, Christian Crahay
Durée : 55 minutes
Le pont d’un paquebot, la nuit, entre l’Afrique du Nord et Marseille. Un homme se confie, l’autre écoute. Celui qui écoute, c’est Roger Martin du Gard, l’auteur des Thibault et de La Gonfle. Celui qui se confie est un inconnu, Italien, libraire, installé dans une métropole du Maghreb. C’est une confession intime et scandaleuse, récit à la fois délicat et impudique d’une aventure interdite… Le spectacle fut joué à la Comédie de Saint-Etienne sur une longue série : nous le reprenons six ans après pour voir ce que nous raconte aujourd’hui ce récit drôlement amorale, dans un monde de plus en plus moralisateur.

lundi 11 novembre 2013

Lundi soir, 11 novembre 1918

Tout à sa douleur causée par la mort de Pierre Margaritis (1), Roger Martin du Gard note d’une plume sèche «  L’armistice est signé. Nous sommes partis d'Ablancourt. La ville était calme, plutôt morne. […] Je suis descendu en apercevant un rassemblement. Une dépêche était affichée : Les hostilités cesseront sur tout le front le 11 novembre, à 11 heures, heure française. Les troupes alliées ne franchiront pas jusqu’à nouvel ordre la ligne formée par le front à cette date et à cette heure. Signé : MARECHAL FOCH.
Il était 11 heures moins 10. » (Journal T. I, p. 1003).


Un peu plus tôt dans la journée, en toute lucidité il exprime son espoir dans une lettre adressée à sa femme Hélène : « Nous attendons d’une minute à l’autre ce formidable : « Cessez le feu », qui va sauver tant de vies humaines […] Et nous le vivons petitement, comme ont toujours été vécues par les contemporains les plus grandes journées de l’histoire […] Tâche de bien marquer l’imagination de Chr. (2) Qu’elle se souvienne au moins d’avoir vécu ce jour tragique, que l’univers entier attend en frémissant. Que le souvenir de Pierre me pèse lourd, en ce moment plus que jamais ! » (Lettre à Hélène. Journal T. I, p. 1002).


Dans son communiqué à la presse du 11 novembre 1918 à 21 heures Philippe Pétain confirme que l'armistice est entrée en vigueur au 52ème mois d’une guerre sans précédent.



(1) Pierre Margaritis, grand ami de Roger Martin du Gard, est mort de la grippe espagnole dans la nuit du 29 au 30 octobre. Cf. Mort de Pierre dans Journal T. I, p. 994- 999.



Je dédie
LES THIBAULT
à la mémoire fraternelle
de
PIERRE MARGARITIS
dont la mort, à l’hôpital militaire,
le 30 octobre 1918,
anéantit l’œuvre puissante
qui mûrissait dans son cœur
tourmenté et pur.
R.M.G.


(2) Christiane, sa fille, à un peu plus de 11 ans.

dimanche 3 novembre 2013

Vente Sotheby's du 26 novembre


Exemplaire nominatif ayant appartenu à Roger Martin du Gard

édition originale. [Impr. Sainte-catherine, Bruges]. 2 volumes in-8 (221 x 138 mm). Exemplaire nominatif hors commerce sur chandelle d'Arches, numérotés à la presse 9/12 pour le tome I et 9/13 pour le tome II. Exemplaire justifié par Gide qui a signé et inscrit le nom du dédicataire aux deux volumes. 
Avec une mention autographe signée de Roger Martin du Gard : "Donné par moi à Roger Froment / R Martin du Gard 1958".
Reliure signée Paul Bonet, 1963. Composition mosaïquée de box vison et beige avec larmes et lunes de couleurs opposées, séparés verticalement par une composition de box de différents verts et rouges, dos lisses, doublures et gardes de daim beige, tranches dorées, couverture et dos. Chemises demi-veau brun et étuis (Carnets, 1419 et 1420).

L'exemplaire est enrichi, au tome I de la copie par Roger Martin du Gard des 11 premiers vers d'Épigraphe pour un livre condamné de Baudelaire, sur le premier feuillet blanc, suivie d'une annotation de la main de Roger Froment, et au tome II, de trois notes ou lettres signées par Martin du Gard.
Note autographe signée, intitulée "p.68 bis" et datée de 1926 (1 p.1/2 in-8, reliée entre les pages 68 et 69). Martin du Gard commente les propos de Gide en regard et rapporte ce qu'il lui a dit au sujet de l'écriture de cet ouvrage, précisant qu'il était hostile à une telle publication du vivant de son auteur : "Tout cela est coulant et d'un grand charme, mais vous ne faites qu'effleurer les choses, et d'une façon un peu anecdotique. L'analyse que vous faites de vous-même durant ces années de jeunes pourrait être plus détaillée, approfondie davantage. Vos personnages sont finement indiqués, mais ils glissent devant nous comme des fantômes, et vous pourriez les dessiner d'un trait plus accusé. Ne dites pas que c'est impossible : lorsque vous me contez votre enfance, ce que vous en dites est autrement savoureux [mot souligné] que ce que vous en avez écrit là !".
Tapuscrit d'une lettre de Martin du Gard à Gide, 7 octobre 1920 (2 pages in-4 repliées in fine), l'exhortant à dévoiler davantage l'inoubliable vérité : "Il est temps d'ouvrir carrément la porte secrète, d'y entrer, et de nous y conduire avec vous". Avec une note autographe de l'auteur de cette lettre, expliquant la provenance de la lettre originale.
Lettre autographe signée, 31 juillet 1958, adressée au professeur Froment à qui Martin du Gard offre cet exemplaire de Si le grain ne meurt, lui donnant des nouvelles de la publication de la Correspondance Gide-RMG.

provenance
 : Dr Roger Froment.
Estimation
15,000 — 20,000