lundi 24 octobre 2011

Les Thibault - L'impossibe résumé

Une invitation à la lecture

Première partie (1 volume E.O 1922) : LE CAHIER GRIS

Une amitié, chaste mais exaltée, unit deux garçons de quatorze ans, élèves du même lycée : Jacques Thibault et Daniel de Fontanin. Leur correspondance, découverte par leurs maîtres, est jugée suspecte et ils sont menacés de renvoi. Jacques, indigné de cette suspicion et violent comme tous les Thibault, décide Daniel à s’enfuir avec lui pour tenter fortune au loin.

Jacques appartient à une famille de la bourgeoisie parisienne. Son père, Oscar Thibault, homme de bien, catholique intransigeant, est un despote, dont la sensibilité est étouffée par l’orgueil. Resté veuf après la naissance de son second fils, il s’est entièrement consacré à des œuvres sociales et religieuses qui lui ont valu la considération générale ; il s’est particulièrement occupé du relèvement de l’enfance coupable et il a fondé à Crouy un pénitencier modèle. Le fils aîné, Antoine Thibault, bien que de dix ans plus âgé que Jacques et déjà interne des hôpitaux, habite encore chez son père ; mais, très différent de M. Thibault (dont il juge sévèrement l’ostentation philanthropique et dont il supporte mal l’humeur autoritaire), il s’est détourné de la vie de famille pour se vouer avec passion à sa carrière de médecin. L’intérieur des Thibault est austère. La maison est tenue par une vieille fille dévouée et pusillanime , Mlle de Waize, qui fait depuis toujours partie de la famille ; elle y élève même une nièce à elle, orpheline qu’elle a recueillie, la petite Gise, de quatre ans moins âgée que Jacques, et que les deux frères ont adoptée comme une sœur cadette.

Daniel de Fontanin appartient à un milieu tout autre. Mme de Fontanin est une nature d’exception, généreuse, mystique. Constamment déçue par un mari infidèle (qu’elle aime, malgré tout, bien qu’il l’abandonne sans cesse pour courir de médiocres aventures), elle lutte, seule, afin d’élever dignement son fils et sa fille ; et elle puise dans sa vie spirituelle une telle sérénité, qu’elle tient tête avec une sorte d’allégresse aux déboires qui lui sont infligés. Le père, Jérôme, être séduisant et faible, gaspille ses dons naturels, et dilapide les restes de sa fortune en d’illusoires « affaires ». Quant à la petite sœur de Daniel, Jenny, d’un an plus jeune que lui, elle laisse déjà deviner, dans son regard trop réfléchi, une sensibilité complexe et orageuse, fort opposée à la nature heureuse de sa mère.

Cependant, l’escapade des deux collégiens a échoué. On les arrête près de Marseille ; on les ramène à Paris. Là, tandis que Mme de Fontanin accueille son fils repentant avec plus de tendresse que de reproche, M. Thibault reçoit Jacques comme un criminel, et décide pour « mater » définitivement l’insurgé, de le soumettre quelque temps au régime disciplinaire du pénitencier de Crouy.

Deuxième Partie (1 volume E.O 1922) : LE PENITENCIER

Plusieurs mois après, Jacques étant toujours incarcéré à Crouy, Antoine s’inquiète du sort de son frère et entreprend, à l’insu de M. Thibault, une enquête au pénitencier. Il obtient les aveux de l’enfant, et constate que le malheureux est sur la pente de la pire déchéance. M. Thibault ne se laisse pas convaincre et refuse de reprendre Jacques chez lui. Pour arracher au père la libération de son frère, Antoine doit faire intervenir l’abbé Vécard, confesseur de M. Thibault, et le seul qui qui ait quelque influence sur le vieillard.

Jacques revient donc à paris terminer ses études. Il habite avec Antoine, qui s’est chargé de veiller sur lui. Malgré la défense de M. Thibault, Jacques, avec la complicité d’Antoine, continue à fréquenter les Fontanin.

Troisième Partie (2 volumes E.O 1923) : LA BELLE SAISON

Cinq ans plus tard. Les enfants sont devenus de jeunes hommes. Daniel, qui se destine avec succès aux beaux-Arts, mène à paris une existence fort libre. Jacques vient d’être reçu à l’Ecole normale. Les Thibault et les Fontanin passent l’été à Maisons-Laffitte, où chacune des deux familles possède une propriété de vacances.

L’adolescence de Jacques, chaste, inquiète, est livrée à de confuses attractions. Il voit presque chaque jour Jenny de Fontanin : elle lui inspire depuis longtemps une curiosité ardente, douloureuse, tantôt proche de l’amour et tantôt de la haine. En même temps, les quinze ans de Gise, ne le laisse pas insensible ; et sa tendresse fraternelle se trouble par instants d’un sentiment moins pur. L’amitié de son frère Antoine ne lui est d’aucun appui : l’affection que Jacques témoigne à cet aîné de dix ans est sans abandon, souvent rageuse et jalouse.

D’ailleurs Antoine, en ce moment, se soucie peu de Jacques. Appelé par hasard au chevet d’une fillette blessée qu’il lui a fallu opérer d’urgence, il y a rencontré une belle aventurière dont il est devenu l’amant. Amour charnel et sans mesure, qui est pour Antoine une véritable initiation sentimentale et qui le transforme profondément. Mais cette flambée ne dure que quelques mois. Rachel s’arrache brusquement à la passion d’Antoine : elle fuit, pour rejoindre en Afrique un énigmatique forban, dont elle a été l’esclave, le souffre-douleur, et qui n’a cessé de la tenir sous son envoûtement.

Quatrième Partie (1 volume E.O 1928) : LA CONSULTATION

Trois nouvelles années ont passé. La consultation est le récit d’une journée d’Antoine, docteur déjà connu et pris tout entier par sa profession. Dans son cabinet défile une humanité pitoyable, vers laquelle il se penche avec passion. M. Thibault est mortellement atteint ; mais Antoine réussit à lui cacher la gravité de son état.

Quant à Jacques, il a disparu, et tout laisse supposer qu’il s’est suicidé mystérieusement à la veille d’entrer à l’Ecole Normale.

Cinquième Partie (1 volume E.O 1928 ) : LA SORELLINA

Cependant le hasard (une revue suisse qui vient de publier , sous un pseudonyme transparent, une longue nouvelle de Jacques : La Sorellina) révèle à Antoine que Jacques vit. Sous le masque de personnages italiens, Antoine reconnaît des portraits de son père, de lui-même, de tous ceux qui ont été mêlés à l’adolescence de Jacques ; puis, à peine transposé, le double amour de Jacques pour Gise et Jenny de Fontanin.

A l’aide ces pages autobiographiques et après une rapide enquête, Antoine comprend ce qui s’est passé : troublé par son double sentiment pour Jenny et pour Gise, outré du refus que lui avait opposé M. Thibault quand il lui avait demandé d’épouser Jenny, craignant aussi de soumettre, trois ans de suite, sa personnalité naissante au laminoir de l’Ecole normale, Jacques avait réalisé le projet d’évasion qui le gantait depuis sa quatorzième année ; il était parti pour la Tunisie ; puis après avoir connu de dures heures et couru bien des aventures, il était venu se fixer en Suisse, dans un milieu de révolutionnaires internationaux.

Antoine part aussitôt, rejoint son frère à Lausanne et le décide à revenir au chevet de leur père, qui va mourir.

Sixième Partie (1 volume E.O 1929) : LA MORT DU PERE

Pendant la courte absence d’Antoine, les femmes qui soignent M. Thibault appellent à son chevet son confesseur, l’abbé Vécard, dont les pieuses paroles réussissent à apaiser les angoisses du malade. L’état ne cesse de s’empirer ; et c’est un moribond qu’Antoine retrouve, lorsqu’il revient, avec Jacques, à Paris. Les crises d’urémie convulsive se succèdent, de plus en plus fréquentes, de plus en plus violentes. Après avoir, pendant deux jours et deux nuits, assisté impuissant à cette atroce agonie Antoine se décide à abréger, par une piqûre, ces souffrances inutiles.

Au cours des obsèques (dont M. Thibault avait d’avance réglé la pompe, et dont la cérémonie se déroule solennellement au pénitencier de Crouy – dernière et publique consécration vouée au « bien »), Antoine cherche à porter sur son père un jugement équitable. Les papiers personnels qu’il a trouvés dans le bureau de M. Thibault, lui ont fait découvrir toute une vie intime qu’il ne soupçonnait pas : la vie de M. Thibault semble n’avoir été qu’une longue, secrète et vaine lutte contre l’orgueil.

Gise, avertie par dépêche, est arrivée de Londres pour assister aux derniers moments. Elle ne savait pas que Jacques était retrouvé, revenu. Sa joie est de courte durée. Elle se heurte au mutisme cabré de Jacques ; il est devenu un étranger pour elle, pour tous. Il étouffe dans cette atmosphère de la maison paternelle ; et il ne songe qu’à rejoindre au plus tôt la Suisse.

Septième partie (3 volumes E.O 1936) : L’ETE 1914

Cette septième partie commence le 28 juin 1914, jour du meurtre de Sarajevo, et se termine le 10 août, neuvième jour de la guerre. Journée après journée, le lecteur assiste à cette lutte des forces de paix contre les forces de guerre, qui devait aboutir au conflit général d’août 1914.

Jacques est donc revenu à Genève. Il a repris sa place dans le groupe de révolutionnaires cosmopolites que dirige et anime un ancien aviateur, Meynestrel, l’énigmatique « Pilote ». C’est par lui que Jacques est envoyé à travers l’Europe pour y enquêter sur la politique secrète des Empires Centraux ; puis à Paris, pour y suivre de près les réactions françaises et la politique pacifiste des partis de gauche.

Là, il retrouve son frère Antoine, luxueusement installé dans la vie bourgeoise et parfaitement inconscient des menaces qui s’amoncellent sur l’Europe. Le heurt de leurs deux natures se poursuit, pendant tout le mois de juillet, en marge de la crise internationale.

Un accident – le suicide de Jérôme de Fontanin – a remis Antoine et Jacques en contact avec Mme de Fontanin, avec Jenny, avec Daniel. Un élan irrésistible – amour, orgueil, besoin de pardon – pousse Jacques à se disculper auprès de Jenny : explication passionnée, où fondent toutes les résistances qui les séparaient jadis, et où ils osent enfin s’avouer leur amour.

De ce jour-là, Jenny partage la vie haletante de Jacques parmi les militants pacifistes et le groupe socialiste de l’Humanité. Ensemble, ils sont témoins de l’assassinat de Jaurès ; et, après avoir vu sombrer successivement toutes les chances de conjurer la catastrophe, c’est ensemble qu’ils lisent sur les murs de Paris l’affiche de la mobilisation.

Jenny s’est donnée à Jacques. Elle l’accompagnera en Suisse ; où Jacques a résolu de fuir, afin d’y poursuivre par tous les moyens la lutte contre la guerre. Au dernier moment Jenny ne se décide pas à abandonner sa mère, et diffère son départ.

Alors, Jacques, emporté par son destin, s’éloigne seul. Il regagne Genève ; il revoit Meynestrel. Possédé par son idée fixe, dans une sorte d’état second, il met à exécution ce projet d’action individuelle, désespéré, chimérique et follement téméraire qui, devant l’écroulement de ses espérances et la trahison des chefs responsables, lui est apparu comme un ultime devoir ; l’unique moyen de servir à la fois la cause de la paix et celle de la révolution : adjurer les soldats des deux camps de jeter leurs armes et de fraterniser, avant que l’Europe entière ne soit happée par le tourbillon.

Le 10 août, à l’aube, il monte dans un avion piloté par Meynestrel, pour survoler le front d’Alsace, et semer sur les combattants des milliers de tracts pacifistes, français et allemands. Mais l’appareil capote, tombe dans les lignes françaises et s’enflamme. Meynestrel est carbonisé. Jacques, grièvement blessé, est pris pour un espion, et livré aux gendarmes d’une des divisions françaises qui battent en retraite. Agonisant, ballotté toute une journée sur une civière, il suit le recul désordonné des troupes, jusqu’au moment où il est abattu d’un coup de revolver par un des gendarmes qui le gardent et dont sa présence entrave la fuite.

Huitième et dernière partie (1 volume E.O 1939) : L’EPILOGUE

Dernières lignes du Journal d'Antoine :

Œdème des jambes. Grand temps, si je veux encore pouvoir. Tout est là, étendre la main, se décider. Ai lutté toute cette nuit.

Lundi, 18 novembre 1918.
37 ans, 4 mois , 9 jours.
Plus simple qu’on ne croit.
Jean-Paul.

mercredi 24 août 2011

Catherine Gide


La Fondation Catherine Gide met en ligne son nouveau site :  http://www.fondation-catherine-gide.org/

samedi 14 mai 2011

Roger Martin du Gard et Marc Allégret

Très belle vente d'Autographes & Manuscrits et de Livres anciens & Modernes à l' Hôtel Drouot-Richelieu mardi 17 mai 2011 (Pierre Bergé & associés).

Lot 143 :

Vingt-sept lettres autographes signées « Roger Martin du Gard » ou « R.M.G. », environ 47 pages in-8 : Nice, Antibes, Figeac, Roquefort, 1er octobre 1943/14 juin 1945.

Emouvante et intéressante correspondance relative à la grave maladie mettant en péril la vie de Nadine, femme de Marc Allégret, et à « l’universelle détresse » dans laquelle la guerre plonge la France.

Tout au long de ces missives, l’écrivain s’inquiète pour la santé de l’actrice Nadine Vogel (1917-1993), compagne du metteur en scène Marc Allégret. Le couple avait confié son enfant en bas âge à Madame Nolde, réfugiée dans le Lot pendant la guerre, et ce n’est que par elle que RGM parvient à obtenir des nouvelles de la malade dont les hauts et les bas lui inspirent les plus vives inquiétudes. « .... Chère Madame...Vous êtes notre seule source... Marc nous a dit, à son passage, que certains cas de ce genre avaient duré 8 à 10 mois avant d’aboutir à la guérison... Je suis confus de vous relancer ainsi... Je trouve tout naturel aussi que Marc ne puisse pas nous tenir régulièrement au courant, mais c’est bienp pénible de rester si longtemps sans rien savoir... ». « ... Marc m’ écrit que le Poussin (sa fille Danielle) est en bonne santé et profite au maximum de sa cure paysanne. Quelle sécurité pour eux de savoir la petite avec vous... Pauvre Marc, qui assiste, lucide et impuissant, à cet interminable débat contre la mort... C’est un grand repos d’esprit pour lui, et une grande consolation pour Nadine, de savoir le Poussin en si bonnes mains ! Ils sont,l’un et l’autre, obsédés par le rêve d’aller vous rejoindre un jour... ».

A Nice, de « ... formidables fortifications se dressent tout le long de la mer, c’est un mur continu, un travail de géants !... Ici la vie devient plus difficile chaque jour. Ne regrettez pas la somptueuse demeure de l’Horizon... devenue une succursale de l’enfer... Quelle sinistre époque...De quelque côté qu’on se tourne, on ne voit que des souffrances... ».

La presse évoque les menaces d’évacuation massive : « ... Beaucoup de gens sont pris de panique, et filent. C’est, je crois, le but réel de cette campagne énervante. J’ai peine à imaginer que l’on songe à évacuer de force des villes comme Marseille, Toulon, Cannes ou Nice... Mais on veut certainement... diminuer la densité de la population ; ce qui, au cours des événements éventuels, faciliterait le ravitaillement, le maintien de l’ordre, et les opérations militaires. Possible aussi qu’on souhaite récupérer beaucoup de locaux vides, pour y héberger les populations allemandes bombardées... Abandonner, en ce moment, tout ce qu’on possède ici, papiers, livres, provisions, stocks de pommes de terre, pour partir à l’aventure avec un sac au dos, serait une catastrophe... ».

Pourtant, lui et son épouse se réfugieront bientôt auprès de leur fille à Figeac, avant de louer un château délabré à quatorze kilomètres de la ville, expérience éprouvante : « ... on patauge dans le purin et les canards se soulagent dans le vestibule... nous avons du lait, et la cuisine en est transformée... Mais c’est l’ isolement total... un paradis « perdu »... Quel sale climat... et je suis déjà perclus de rhumatismes... ».

Apprenant qu’on bombarde Nice, il se dit tout honteux d’être parmi les privilégiés quand tant d’amis sont exposés, et s’inquiète pour le sort de ses livres, « ... un précieux instrument de travail qui me serait supprimé. D’autant que j’ai là-bas beaucoup de notes auxquelles je tiens... ».

Ce n’est qu’en décembre 1944, après deux mois de démarches, que l’écrivain quitte enfin le Lot, « ... ce pays hostile, cette population revêche, ce climat atroce, ce déluge continuel... », pour s’en retourner à Nice où, malgré les difficultés de tous ordres et les prodigieux événements se succédant à un rythme vertigineux, il peut à nouveau travailler tranquille et s’assurer un minimum d’équilibre.


vendredi 8 avril 2011

Roger Martin du Gard - " Un intellectuel libre "

Samedi 30 avril à 17h15 conférence par Charlotte Andrieux au Château de Maisons, à Maisons-Laffitte :



samedi 19 mars 2011

Plaque commémorative rue du Dragon

Le mercredi 23 mars 2011 à 11 heures 15, une plaque sera apposée sur la façade de l'immeuble 10 rue du Dragon (6ème arrondissement) où Roger Martin du Gard vécu de nombreuses années.
Le dévoilement sera précédé de trois prises de parole :
- M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6ème arrondissement,
- M. Jean-François MASSOL, Président de l'Association des amis du Centre international de recherches sur Roger Martin du Gard,
- M. Christophe GIRARD, adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture (représentant de Bertrand Delanoë).

jeudi 10 mars 2011

Correspondance Jacques Copeau - Roger Martin du Gard


A l'occasion de la parution de la " Correspondance " entre Jacques Copeau et Roger Martin du Gard (1972), le professeur Jean Delay est l'invité de Pierre de Boisdeffre.
L'entretien est : ici sur Vidéo Ina.

vendredi 28 janvier 2011

La Gonfle à Cholet


Mise en scène : Patrick Pelloquet
JARDIN DE VERRE
13 bd Gustave Richard – Cholet
Du 15 au 20 et du 22 au 27 février

Réservations : 02 41 65 13 58

Il est question de « la bique », vieille femme atteinte d’« hydropisie visqueuse », qui « menace de passer » en laissant sa fortune, sans préciser qui en sera l’héritier.
Il est aussi question de la ruse de son neveu vétérinaire « Gustave » et de son domestique et amant, par ailleurs sacristain, « Andoche », qui louchent sur le magot. Il est enfin question d’une sexualité coupable qui voit le jour sous l’apparence de « la nioule », bonne à tout faire, créature muette, dont le ventre, à elle aussi, s’arrondit, mais cela n’a rien à voir avec l’hydropisie, et ce, au grand dam du neveu et du valet-sacristain qui ont usé et abusé de la jeune femme.
Ils n’iront pas de main morte pour « dégonfler » la vieille, usant d’une pompe à bestiaux, dans un vacarme de tous les diables, ponctué des cris de « la nioule » qui accouche dans l’étable…
« La Gonfle » est une farce paysanne, une oeuvre formidablement drôle de cruauté. Comme mes précédentes aventures en compagnie de Calaferte, Köbeli ou Minyana, ce rendez-vous est une nouvelle étape sur les chemins de la comédie humaine.
Merci à Jean-Claude Bérutti de m'avoir fait découvrir ce texte.
Patrick Pelloquet

jeudi 27 janvier 2011

L.A.S de Roger Martin du Gard ( Bellême 19 décembre 1929)

Non reprise dans la Correspondance Générale, la librairie  " Les Autographes" propose dans son catalogue de janvier  une lettre inédite (2 pages in-8) adressée aux éditions Gallimard au sujet de l'édition complète des Thibault illustrée par Thévenet :

Intéressante lettre au sujet de l'édition complète du cycle Les Thibault. Il a écrit à THÉVENET, qui a illustré cette édition, pour le remercier de sa collaboration, dont il se félicite, malgré « la crainte maladive que j'ai de voir portraiturer mes bonshommes »… Il a reçu le paquet d'épreuves déjà corrigées par le correcteur, qu'il va revoir à son tour et rapporter : « Le travail me paraît, d'ores et déjà, très attentif et intelligent. Mais ma stupéfaction est considérable de voir que l'on ne semble pas tenir compte de la coupure en 5 tomes que j'avais proposée »… Il raconte les faits, et comment il avait été décidé avec Gaston Gallimard de découper l'œuvre en 5 tomes : « Je m'y suis employé, avec toute la sagacité intéressée d'un auteur qui dépèce son œuvre. […] Je suis très surpris aujourd'hui, de voir qu'on a adopté une autre coupure ? Et sans me prévenir. D'après les épreuves que j'ai là, le tome I in 8° comprenait Le Cahier gris et neuf chapitres du Pénitencier, au lieu de cinq, prévus par moi. Or, je n'ai pas adopté à la légère la coupure que je proposais, et cela va faire du vilain »…

jeudi 9 décembre 2010

Le blog de Roger Martin du Gard


ne peut que soutenir avec ferveur l'initative de Fabrice Pic sur e-gide pour la préservation des denières traces de la famille Gide à Uzès.

jeudi 2 décembre 2010

Conférence Roger Martin du Gard et André Gide


Deux normands prix Nobel de Littérature

par Bernard Boullard.
Mercredi 8 décembre 14h30 à l'IUFM centre de Mont-Saint-Aignan.
(Entrée libre)

dimanche 21 novembre 2010

Lettre de Roger Martin du Gard à André Gide, 12 Juin 1930

[...] Tolstoï, seul, me semble éviter cette involontaire complaisance à son propre génie. Parce que Tolstoï est profondément, pauvrement, humblement honnête ; et se place devant l'objet avec un total asservissement à son oeil ; et qu'il ne sait pas assez bien de quoi est fait son génie pour pouvoir fabriquer, à côté des parties géniales de son oeuvre, des parties qui aient l'apparence de ce même génie. Et c'est en cela qu'il est un maître absolument unique. Parce qu'il apprend seulement à voir, et non à peindre. Je persiste à croire qu'il n'y pas de "trucs" chez Tolstoï. Impossible à pasticher. [...] Lire Tolstoï, c'est vivre intensément, c'est acquérir en un minimum de temps, cette expérience qu'il eût fallu dix ans de contacts humains et de voyages et de temps perdu, pour acquérir [...]

Le 20 novembre 1910, s'éteignait Léon Tolstoï.

lundi 4 octobre 2010

Soirée fiction - Thomas Hugues présente les Thibault

Les 11, 18, 25 octobre et 1er novembre , France 5 rediffuse à 20h40  la série des Thibault proposée par France 2 en 2003. Après chaque épisode Thomas Hugues recevra une personnalité pour débattre des thèmes abordés :

  • 11 octobre - Le cahier gris
Charlotte Andrieux, Docteur ès lettres, enseignante et chercheuse en littérature, spécialiste de Roger Martin du Gard.

  • 18 octobre - La belle saison
Jean-François Massol. Professeur de littérature française à l' Université Stendhal de Grenoble.

  • 25 octobre - La mort du père

Jean-Daniel Verhaeghe, réalisateur de la série.

  • 1er novembre - L'été 1914
Un historien dont le nom n'est pas encore communiqué.

vendredi 20 août 2010

Martin du Gard et la question de l'engagement

A signaler la publication de l'ouvrage d'Hélène Baty-Delalande :

Une politique intérieure.
La question de l'engagement chez Roger Martin du Gard

Ed. Honoré Champion, coll. "Littérature de notre siècle"
710 p. 130€

Présentation de l'éditeur :

Témoin des déchirements d'une génération confrontée à une urgence historique absolue, Martin du Gard pointe la difficulté de concilier passions politiques et autonomie littéraire. Pour ce bénédictin des lettres, l'engagement est une réquisition impossible, infiniment dite dans la logorrhée idéologique de ses romans, mais aussi une tentation romanesque qui informe les récits en profondeur et donne son élan mélancolique à cette écriture toute vibrante d'Histoire. Une politique intérieure, donc, qui permet de restituer les méandres d'une vocation littéraire singulière, sans cesse affrontée au risque éthique de l'idéologie - contre un esthétisme sans envers, autant que contre une rhétorique littéraire sans enjeu.

dimanche 8 août 2010

Cahiers RMG VIII - " Roger Martin du Gard et la Grande Guerre "


Il est temps de dresser un premier bilan de l'appel lancé en 2009 afin de réunir les 3 000 € nécessaires pour les frais de publication par les Editions Gallimard du 8ème Cahiers Roger Martin du Gard.



La souscription auprès des amis de l'Association à permis de réunir la somme de 1 720 € et d'autres contributions sont attendues dont, celles de l'Université de Lausanne et de l'Equipe Traverse 19-21 (Grenoble 3).

Afin de réduire, autant que faire se peut, la charge de l'Association n'hésitez pas à adresser votre participation financière au Trésorier :

Claude Soubeyran
Allée des Terrasses - Bâtiment H
69570 Dardilly

samedi 7 août 2010

Conférence sur RMG à Maisons-Lafitte

Le samedi 30 avril 2011 à 17h15, Charlotte Andrieux donnera une conférence sur Roger Martin du Gard au château de Maisons-Laffite.

Pour plus de renseignements : Ici

La Lettre de l'Association des Amis de RMG - Juillet 2010

Au sommaire du numéro 24 de la Lettre 

  • Editorial du Président de l'Association
  • Inédits : Réponse de RMG à Frédéric Lefèvre, Dédicace à Suarès et Résumé du Testament du Père Leleu
  • L'Association
  • Articles : " Les Tibault dans le Journal d'Hélène Berr " , " RMG et Camus "
  • Parution et événement en 2009 : RMG et le Biographique, Conférence et projection au Tertre
  • Brèves
  • Nouveau bulletin d'adhésion
Les membres adhérents pourront dorénavant recevoir, s'ils le souhaitent, la Lettre des Amis de RMG en version imprimée et au format PDF.

samedi 3 avril 2010

Manifestations au Tertre


Programme des manifestations organisées par les Amis du Tertre


Samedi 10 avril à 20 h : « Le feu à la page » florilège de textes choisis et dits par François Beaulieu, Sociétaire honoraire de la Comédie Française, accompagné de la pianiste Monique Bouvet, ancien professeur au Conservatoire.

Samedi 15 mai à 20 h : « Une chambre à soi » un texte de Virginia Woolf dit par la comédienne Valérie Bezançon.

Samedi 29 mai de 17 h à 20 h : « A vous de lire » Promenade, lectures, et chansons, avec la participation de l'association Agora. Musiques et poèmes avec Serge Hureau, textes de Roger Martin du Gard.

Samedi 12 juin à 20 h : « Le Chat Noir, quel cabot » poèmes et musiques du cabaret de Montmartre, par François Beaulieu et Monique Bouvet.

Informations et réservations au 02 33 73 18 30 ou par mail : le.tertre61@orange.fr.

dimanche 28 mars 2010

Mazarine découvre Roger Martin Du Gard

Dans l'entretien accordé au Progrès.fr à l'occasion de la sortie de son sixième ouvrage, Mazarine Pingeot évoque ses lectures : " Je lis tout. En ce moment je ne lis pas beaucoup de romans contemporains. Je viens de lire le livre de Florence Aubenas et je lis « la pastorale américaine » de Philip Roth. L'été dernier, j'ai lu « Les Thibault » de Roger Martin du Gard, que je n'avais jamais lu. C'est parfait, écrasant de beauté. "

lundi 22 février 2010

Association des Amis de Roger Martin du Gard

Alors que la prochaine Lettre est attendue pour le mois de mars, le moment est particulièrement bien choisi pour soutenir l'activité de l'Association des Amis de Roger Martin du Gard en prenant ou renouvelant son adhésion pour l'année 2010.
Membre individuel : 18,50 €.
Membre bienfaiteur : à partir de 50 €.
Collectivité : 75 €.



Le chèque de règlement, à l'ordre de l'association des amis du CIRMG, doit être adressé à :
M. Claude Soubeyrand
Allée des Terrasses - Bâtiment H
69570 Dardilly

Le Journal de Roger Martin du Gard à Moissac

On peut lire dans La Dépêche un bref compte-rendu de la lecture-conférence donnée par Claude Sicard le 29 janvier dernier.

Adaptation télévisuelle de Vieille France

Le 9 février 1970 la 1ère chaîne de l'ORTF diffusait Vieille France, un  téléfilm réalisé par André Michel.

dimanche 24 janvier 2010

Cimiez

Un trés beau billet - Quand l'aristocratie s'éteignait à Cimiez - consacré au cimetière dans lequel, comme chacun sait, Hélène et Roger Martin du Gard reposent.



(Cimetière de Cimiez - Nice)

mercredi 20 janvier 2010

Martin du Gard dans le Tarn-et-Garonne

En collaboration avec l'association " Lire sous ogives " la bibliothèque municipale de Moissac accueillera le 29 janvier à 18 heures Claude Sicard qui présentera le Journal de Roger martin du Gard. Pour tout renseignement : 05 63 04 72 33.

Outre le Journal de RMG on doit également au Professeur Claude Sicard l'édition de la Correspondance Jacques Copeau - Roger Martin du Gard et celle du Journal de Jacques Copeau.

vendredi 15 janvier 2010

Encore pour bibliophile

Superbe lot constitué des 11 volumes des Thibault réimposés in-quatro telliére, imprimés sur verger Lafuma Navare et reliés par Nelly Dietz. L'ensemble est enrichi d'une lettre autographe signéee de Roger Martin du Gard à Maurice, datée du 12 décembre 1919. Celle-ci ne figure pas dans la Correspondance générale T. III.

Descriptif complet et photo ici sur le site de la Librairie les Argonautes.

jeudi 14 janvier 2010

Deux exemplaires rares de Jean Barois

Dans son dernier catalogue la librairie Les Argonautes ( Paris VIème) propose à la vente :


MARTIN DU GARD (Roger)
JEAN BAROIS.
Paris : N.R.F., 1913

Petit in-4 (217x165mm.), maroquin janséniste rouge foncé, dos à nerfs pincés, filets dorés sur les coupes et l'encadrement intérieur; tranches dorées sur brochure, couverture imprimée sur Japon impérial. étui.
(Reliure signée: Henri DUHAYON). 2 800 €

EDITION ORIGINALE illustrée en frontispice, d'une héliogravure représentant "L'Esclave" de Michel-Ange, tirée sur vélin d'Arches.
Un des 30 exemplaires sur papier vergé d'Arches (n°29), seul tirage sur grand papier.

Envoi autographe signé: "A Gustave Valmont, dont l'amitié délicate m'a tant de fois prouvé que les divergences d'idées ne peuvent atteindre en ses racines une affection de jeunesse, sincère et robuste.
Roger".

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MARTIN DU GARD (Roger)
JEAN BAROIS.
Paris : N.R.F., 1918

Petit in-8 ( 183x130mm.), demi-veau bleu roi à bandes, dos sans nerf, tête lisse. Reliure exécutée par Madame Maurice Martin du Gard. 600 €

Edition imprimée sur papier fin , avec mention d'édition, mais avec le même frontispice reproduisant en héliogravure l'un des esclaves de Michel-Ange.

ENVOI AUTOGRAPHE DE L'AUTEUR à son cousin Maurice Martin du Gard , directeur des "Nouvelles littéraires " , avec lequel malgré quelques divergences politiques ("...J'aimerai bien que l'on ne nous confonde pas l'un avec l'autre...") il restera en relation toute sa vie :
" A Maurice Martin du Gard
Sans le connaître ,
En souvenir de notre correspondance de Guerre, et avec toute ma sympathie ,
Roger Martin du Gard
Juillet 1918 ."

mercredi 13 janvier 2010

Maurice ou Roger Martin du Gard

Il y a quelques semaines à peine  e-gide signalait l'erreur sur la personne commise par le Magazine des Livres  dans son dossier sur les " écrivains et la collaboration ". Certes sur un sujet moins grave, le site evene.fr  lui emboîte le pas en nommant Roger Martin du Gard au poste de directeur des Nouvelles Littéraires.
Le 10 juin 1918 Roger Martin du Gard écrivait à son cousin :
" La question pseudonyme se pose en effet [...] Mais deux Martin du Gard dans la même génération littéraire seront sans cesse pris l'un pour l'autre par la critique et le public : c'est un fait indéniable. Je pense donc comme vous que la question est sérieuse. Je regrette d'ailleurs que vous ne l'ayez pas résolu sans moi ; en un sens ou l'autre. "

Sur ce pseudonyme que Maurice refusera d'adopter , je renvoie au " Dossier Maurice Martin du Gard " dans le  Journal II, p.78.

mardi 12 janvier 2010

CRL de Basse-Normandie


Le Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie consacre un court billet à la présentation du Tertre de Martin du Gard.

L'étang - 13 juin 2009

lundi 11 janvier 2010

Deux Nobel faits pour s'entendre

Entre Martha, soeur cadette de Jan dans Le Malentendu et  Marx, c'est à Bernard Alluin que l'on doit l'entrée Roger Martin du Gard dans le Dictionnaire Albert Camus (publié sous la direction de Jeanyves Guéruin chez Robert Laffont - collection Bouquins).

" Trente-deux ans séparent la naissance de Roger Martin du Gard de celle d'Albert Camus [...] Pourtant, des liens d'amitié vont unir ces deux écrivains " qui conduiront Camus à exprimer " son estime pour l'oeuvre de son ami dans sa longue et élogieuse préface aux Oeuvres Complètes de Roger Martin du Gard ".

Bernard Alluin souligne qu ' " une correspondance encore inédite - vingt-quatre lettres de Camus, quarante-deux de Martin du Gard " témoigne de leur commune sympathie.

Des quarante-deux lettres de RMG, seules dix ont été publiées dans la Correspondance Générale  :

CG IX : à Albert Camus 20 août 1950
CG X  : à Albert Camus 30 mars 1955
                                   17 mai 1955
                                   15 octobre 1955
                                   29 décembre 1955
                                   24 février 1957 
                                   9 novembre 1957
                                   23 novembre 1957
                                   26 février 1958
                                   4 avril 1958

mercredi 6 janvier 2010

Signet : Roger Martin du Gard - RMG

Une petite dose d'auto-satisfaction en ce début d'année


proposent une sélection commentée de ressources accessibles par internet, choisies par les bibliothécaires de la BnF. Parmi celles-ci  :

Roger Martin du Gard - RMG
Pays : France Langue(s) : français
Auteur(s) : Brin, Philippe

Ce site contient un grand nombre d'informations sur l'actualité sur Roger Martin du Gard (1881-1958). On y trouve aussi des liens vers d'autres sites (archives de l'INA, l'Association des amis de Roger Martin du Gard), les archives Marc Allégret (éditions rares et manuscrits). Ce site propose aussi des liens vers des articles critiques et des résumés de ses oeuvres disponibles en ligne.
http://rogermartindugard.blogspot.com/
Date de dernière vérification : 02/11/2009
Département Littérature et Art. Service Littérature française
Type : Fournisseurs_d'information : Pages personnelles
Thème(s) : Langues et littératuresLangue et littératures françaises et d'expression françaiseXXème siècle
Auteurs : G-K
voir aussi Roger Martin du Gard

mardi 5 janvier 2010

Revue Genesis


Dans la numéro 29 de cette revue, on peut notamment lire une série d'études sur les écrivains - Montaigne, Gide, Giraudoux, Roger Martin du Gard, Beckett  - et leurs manuscrits. Hélène Baty-Delalande s'est intéressée à L’art discret du polissage chez Roger Martin du Gard : réécritures romanesques de l’assassinat de Jaurès dans les avant-textes de L’Été 1914.

jeudi 24 décembre 2009

Roger Martin du Gard et le biographique I


Réunis par Hélène Baty-Delalande et Jean-François Massol, les éditions Ellug publient les actes de la journée d'étude organisée à l'Université Lyon II en mai 2008 :

Cinquante ans après la mort de Roger Martin du Gard, l’œuvre de l’écrivain a finalement pris ses contours définitifs. Parallèlement à l’ensemble de ses fictions, en archipel et en sourdine, l’ami de « l’indiscret » Gide a élaboré une œuvre privée, comme diariste et comme épistolier prolixe, dans la perspective d’une publication différée. Au prix d’une requalification de l’intime en document pour la postérité, le biographique semble au cœur du projet visant à constituer un pendant monumental à la fiction. Et pourtant, l’exigence esthétique du roman objectif avait imposé une éthique du retrait, dans l’écriture comme dans la vie littéraire. Les textes rassemblés dans ce volume décrivent le rapport problématique de l’écrivain au biographique et en soulignent surtout les ambivalences : réticences et aménagements dans les correspondances et le Journal, travail et jeu des structures biographiques dans la fiction… Sur la question du biographique, le cas de Martin du Gard paraît ainsi exemplaire.

Roger Martin du Gard et le biographique II




Vous pouvez commander cet ouvrage chez votre libraire auprès du CID, 131 boulevard Saint-Michel 75005 Paris ou directement en ligne sur le site http://www.lcdpu.fr/ (Prix: 16€)






Table des matières


PRESENTATION

LIGNES DE VIE

L’antibiographisme de Roger Martin du Gard :
principes, controverses et équivoques
Martine Boyer-Weinmann

Du biographique dans l’épistolaire : à propos de la
Correspondance de Roger Martin du Gard (1951-1958)
Marie-Odile André

Le Journal de Roger Martin du Gard :
formes d’un romanesque biographique
Hélène Baty-Delalande


FORMES DE LA FICTION

« La Sorellina » : le style comme effet autobiographique
Julien Piat

Présences de l’hagiographie dans l’oeuvre
de Roger Martin du Gard
Jean-François Massol

Une interrogation romanesque du biographique : Les Thibault
Aude Leblond

« Familles, je vous hais ! » : un mot d’ordre structurant
Les Thibault de Roger Martin du Gard
Dominique Massonnaud

Des transpositions biographiques au refus de l’expression
du moi dans l’oeuvre romanesque de Roger Martin du Gard
Charlotte Andrieux

BIBLIOGRAPHIE

CONTRIBUTEURS

jeudi 19 novembre 2009

Claude Bloch

Née en 1915, la fille de Jean-Richard Bloch est décédée le 12 novembre dernier.
On connaît les liens d'amitié qu'entretenaient Roger martin du Gard et JRB ; leur dialogue avaient commencé dès 1902 au peloton des dispensés à Rouen.
Nous avons déjà évoqué ici leur correspondance publiée dans la revue Europe et qui mériterait d'être réunie en un volume.

JRB à RMG. Poitiers, le 29 octobre 1910 *

Ton amitié reste fidèle et attentive. Je t'en remercie sincèrement [...] Inutile de te dire que je suis plus que curieux des volumes annoncés dans Devenir ! Viendront-ils bientôt ? Si ca n'avait pas l'air de demander un exemplaire [...] je te dirais tout l'intérêt avec lequel j'ai lu récemment dans le Mercure l'analyse de ton récent volume d'archéologie [...]

* Europe n° 413, septembre 1963

A propos d'André Gide





Sur E-GIDE Fabrice Pic recense quelques textes écrits par Roger Martin du Gard sur André Gide.

samedi 14 novembre 2009

Remerciements


Merci à l'Association des Amis de Roger Martin du Gard d'avoir ajouté sur son site un lien qui renvoie sur les repères chronologiques.

La nausée

« [...] de quoi avoir la nausée du gidisme, du monde gidien et de la chose gidesque », tel est le sentiment consigné par la Petite Dame dans ses Cahiers (1). Dans la collection Les Contemporains, les éditions du Capitole ont rassemblé en janvier 1928 études, portraits, documents et biographies sur l’auteur des Nourritures Terrestres.


Ont, entre autres, contribué à la réalisation de ce « gros monument » (2), François-Paul Alibert, Jacques-Emile Blanche, Jacques Copeau, Benjamin Crémieux, François Mauriac, Henry de Montherlant, Léon-Pierre Quint, Jean Schlumberger, Albert Thibaudet et Roger Martin du Gard. En guise de préface on lit une lettre de Paul Valéry présentant ses excuses de ne pas avoir pu, par manque de temps, participer à cet Hommage à André Gide…


Quelques semaines après sa sortie en librairie, RMG écrit à son ami : « Mais parlons du gros monument, Le Capitole. Grande, grande impression. Ceci est véritablement sans précédent. Je suis gêné pour dire ce que je pense par le fait que vous m’y avez laissé mettre ma signature ; mais je pense que vous avez cette faveur inouïe, unique, d’entrer vivant dans la gloire, salué très bas, tout le long du chemin, par ce que notre temps compte de meilleur » (2).



On trouvera ci-dessous quelques extraits choisis de la contribution de Roger Marin du Gard


Son « Influence »



« Depuis des années, il y a en circulation une certaine caricature d’André Gide, qui, à a longue, a pris, dans la plupart des esprits , plus de réalité, un contour plus net, que sa figure vraie ; et si, comme j’ai pu souvent l’observer, ses vrais amis – je veux dire, aussi, bien des lecteurs – ont découvert pour leur usage, pour leur intime profit, cette véritable figure de Gide, elle a cependant échappé jusqu’ici à la grande majorité de ceux qui ont écrit sur lui ».


« Je ne voudrais pas cependant que l’on tienne mon amitié pour naïve à l’excès : ceux qui méconnaissent André Gide ne semblent pas, de ce fait, des aveugles-nés ni des sots ».


« Qu’il me suffise de parler des autres. Il m’a été donné maintes et maintes fois de constater le rayonnement salutaire d’André Gide, non seulement sur ses familiers, ce qui déjà serait probant, mais sur tant d’amis inconnus […] La variété même de cette clientèle suffirait à marquer combien peu Gide a souci d’imposer une éthique commune à ceux qui recherchent son amitié ».



Et Roger Martin du Gard de conclure :

« Je raconterai peut-être un jour ce qu’est un entretien intime avec André Gide ».



(1) Les Cahiers de la Petite Dame, t. 1 ( « Cahiers André Gide 4 » ), p. 340

(2) Lettre de RMG à André Gide du 4 avril 1928 (Correspondance, Gallimard, 1968, t. 1)

samedi 24 octobre 2009

Avis au blogueur martingardien II


Peut-être aurais-je dû l'indiquer au préalable ; les repères chronologiques seront régulièrement amendés, précisés et corrigés. Et cela au fil du temps, des échanges, des lectures ou découvertes !... !...

lundi 19 octobre 2009

1/5. Repères chronologiques 1881-1900

1880 12 avril Mariage de Paul Martin du Gard (né en mai1856), Avocat à la Cour d’Appel de Paris, et de Madeleine Wimy (née en juillet 1859) à l’église Saint-Roch Paris Ier. Habitent Paris dans le VIIIème, 31 rue de l’Arcade.
1881 23 mars Naissance de Roger-Paul-Prosper-Amédée Roger Martin du Gard 69 boulevard Bineau à Neuilly sur Seine, chez ses grands-parents paternels Prosper et Adrienne Martin du Gard.

29 juin Baptême à l’église Saint-Roch Paris Ier. A pour parrain Prosper Martin du Gard, son grand-père, et Charlotte-Marie Griveau, sa grand-tante maternelle

1884 4 décembre Naissance de son frère Marcel

1885 Ses parents s’installent 69 rue Saint-Anne dans le IIème

1890 Passe les vacances de Pâques chez son grand-oncle Lucien Desboudets

1892 Octobre Demi-pensionnaire à l’Ecole Fénelon, Institution catholique 23 rue du Général Foy Paris VIIIème tout en suivant les classes de cinquième, quatrième et troisième au Lycée Condorcet. A comme professeur et choisit pour confesseur l’abbé Marcel Hébert qui deviendra Directeur de Fénelon en 1895. Fait la connaissance de Gustave Valmont

1893 Ses parents achètent une propriété à Augy, près de Sancergues (Cher)

1894 Encouragé par l’Abbé Dabry, professeur à Fénelon, fonde un journal de classe- Le Cancan - avec ses condisciples Pierre Rain, Edmond Deschars, Pierre Quentin-Bauchard et Jean Fernet. Dessins et poèmes de RMG sont signés « Gueuldor ».

1895 Compose un recueil de poèmes Autour des Nids, chaque poésie étant consacrée à un oiseau : Les Hirondelles, La Mouette, La Tourterelle, Le Corbeau, Adam et les oiseaux…

1896 Février-Juillet Est pensionnaire rue de la Tour à Passy chez le professeur Louis Mellerio, ancien normalien et professeur à Jeanson-de-Sailly.

1897 Demi-pensionnaire chez Louis Mellerio jusqu’en juillet
Avril Séjour en Bretagne chez les Mellerio
Octobre Externe au Lycée Janson de Sailly en classe de rhétorique
Découvre, conseillé par l’Abbé Hébert, Léon Tolstoï avec Guerre et Paix

1898 16 Juillet Obtient son diplôme de Bachelier ès Lettres mention passable
Novembre Rentre à La Sorbonne pour préparer une licence ès Lettres et se lie avec l’un de ses professeurs, Emile Faguet

1899 Se lie d’amitié avec Gustave Valmont
Juillet ne se présente pas à l’examen de licence

1900 Juillet Echoue à l’examen de licence.
Prépare le concours d’entrée à l’Ecole des Chartes tout l’été sans pour autant abandonner ses ambitions littéraires.
Octobre Est admis à l’Ecole des Chartes 14ème sur 20 où il retrouve Gustave Valmont
Lecture de Anna Karénine

2/5. Repères chronologiques 1901-1913


1901
Vacances de Pâques Se rend en Algérie avec ses parents à la Pointe-Pescade près d’Alger.
Ecrit son premier essai, La Chrysalide
Juillet Réussi ses examens de première année
Fait la connaissance du peintre Maurice Ray à Jumièges
Persistance de son amour juvénile pour Hélène Hoche, une amie d’enfance

1902 Novembre Echoue aux examens de deuxième année. Effectue son service militaire dans le peloton des « dispensés »du 39ème régiment d’infanterie de la caserne Hatry à Rouen. Les « dispensés » pour étude n’effectuent qu’un an de service au lieu de trois. Retrouve Gustave Valmont avec qui il partage une chambre en ville 14 rue de la Chaîne, Maurice Ray, et se lie d’amitié avec plusieurs compagnons dont Marcel de Coppet et Jean-Richard Bloch

1903 Avril Frappé par la mort d’un de ses camarades, Hartmann, victime d’une fièvre typhoïde mal soignée, écrit une nouvelle en forme dialoguée, Jean Flers
18 Septembre Libéré de ses obligations militaires il réintègre l’Ecole des Chartes en deuxième année
Septembre A sa demande, Mme Paul Martin du Gard entreprend une démarche auprès des Hoche qui lui refusent catégoriquement la main d’Hélène.
Octobre En séjour à Yainville chez son ami Maurice ray, écrit une nouvelle La Méprise

1904 Juillet Est reçu 10ème aux examens de deuxième année
Eté Rédige Il est d’exquises fleurs très sévèrement critiqué par Marcel de Coppet.

1905 Marcel de Coppet épouse Edith Olivié le 23 novembre 1905
12 décembre Fiançailles avec Hélène Foucault, fille de Albert Foucault, avocat au barreau de Paris

1906 10 février Obtient son diplôme d’archiviste-paléographe en sixième position grâce à une thèse d’archéologie sur les Ruines de l’Abbaye de Jumièges
19 février Mariage religieux à l’église Saint-Augustin Paris VIIIème avec Hélène Foucault
Mars Part en voyage de noces en Afrique du Nord et commence un roman en forme dialoguée qui restera inachevé, Une Vie de Saint
Octobre, s’installe dans le XVIIème au 1 rue du Printemps

1907 22 juillet Naissance de sa fille Christiane

1908 11 février Baptême de Christiane à l’église Sainte-Marie des Batignolles Paris XVIIème
Février-Mai Suit à l'Hôtel-Dieu, Saint-Anne et La Salpêtrière les leçons cliniques de psychiatres et neurologues
4 avril Assiste au théâtre Fémina à la conférence de Laurent Tailhade sur les poésies de Jean Cocteau. Le personnage de Cocteau lui fournit la matière de Devenir !
Abandonne la rédaction d’Une Vie de Saint.

1909 Juin Parution à compte d’auteur de son premier roman, Devenir !, chez Ollendorf
Fait construire un pavillon dans la propriété familiale d’Augy à Sancergues (Cher) : le « Verger d’Augy ». S’y installe en décembre

1910 Avril Parution à compte d’auteur d’une nouvelle, L’Une de Nous, chez Grasset. Il s’agit d’un épisode d’un roman, Marise, qu’il a définitivement abandonné et détruit
Mai Ses parents emménagent dans le XVIIème, 79 rue Ampère
Commence la rédaction de S’affranchir (futur Jean Barois). Gustave Valmont et Marcel Hébert, contraint de quitter l’église en 1901, sont les premiers à soutenir l’ambitieux projet de roman dialogué

1913 Printemps Un extrait de S’affranchir – le premier épisode de l’Age critique -paraît dans l’ Effort libre revue fondée par son ami Jean-Richard Bloch
Juin Remet le manuscrit de S’affranchir à Gaston Gallimard ancien condisciple au Lycée Condorcet
Août Ecrit Le Testament du père Leleu, farce paysanne
Septembre Conseillé par Pierre Margaritis RMG change le titre de son livre qui devient Jean Barois
Novembre Refusé par Grasset, mais accepté par le comité de lecture de Gallimard Jean Barois paraît aux Editions de la N.R.F. Roger Martin du Gard rencontre André Gide, Jean Schlumberger, Jacques Copeau et intègre ainsi le groupe de La Nouvelle Revue Française

3/5. Repères chronologique 1914-1924

1914 Février, Le Testament du Père Leleu est joué au Vieux-Colombier avec Georges Dullin et Gina Barbieri.
Mars Tournée en Angleterre avec la troupe du Vieux-Colombier de Jacques Copeau
31 juillet Ecrit les premières lignes de ces Carnets de guerre
2 août Mobilisation générale
3 août Affecté avec le grade de maréchal des logis au « Service de Transport matériel 21 » du 1er Corps de Cavalerie à Fontainebleau, aux côtés de son frère Marcel. Il restera affecté à cette unité automobile de ravitaillement en vivres et munitions durant toute la durée du conflit
25 Août Lit l’article Au-dessus de la mêlée dans la brochure d’Henri Massis " Romain Rolland contre la France " que lui à envoyée Maurice Ray et écrit sa première lettre à Romain Rolland
6 septembre Gustave Valmont, son ami d’enfance, tombe au champ d’honneur

1915 14 Février Hélène vient à Meaux
28 février Visite de son père à Vitry-le -François
15-20 Mars Revoit Hélène à Vitry-le François
7 avril Son régiment rejoint Verdun. Ecrit trois " lettres d'adieu " à Ma chérie, Mon chère Père et Mon cher papa, ma chère maman
26 Avril Part pour Versailles après être passé par Saint-Dizier
17 mai Va à Paris, revoit André Gide alors vice-président du " Foyer franco-belge "
Juin Travaille à sa pièce Près des mourants
Juin-Juillet Lit Du côté de chez Swann
23-27 novembre En permission à La Ferté-sous-Jouarre en compagnie d'Hélène. Revoit les Copeau

1916 Janvier Travaille à une adaptation théâtrale de la Cerisaie et des Trois sœurs de Tchekhov
Février Mort de Marcel Hébert
Mai Mort de Michel Fleury, ancien du « peloton des dispensés »
Printemps En cantonnement à Conty dans la Somme, écrit In memoriam, en souvenir de Marcel Hébert.

1918 3 février Commence la rédaction de Ses Souvenirs d'enfance
31 octobre Victime de la grippe espagnole, mort de Pierre Margaritis. Pierre, fils de Marie Margaritis qui était une cousine de Madeleine Martin du Gard, fut très proche de RMG et sera le dédicataire des Thibault
Hiver Rédige ses « Souvenirs d’enfance »

1919 Février Démobilisé dans la Rhénanie occupée.
9 Mars Retour à Paris et s’installe 9 rue du Cherche-Midi VIème
Participe à la réouverture du Vieux-Colombier avec Jacques Copeau. Hélène prend en charge l’atelier costumes. Rédige à la demande de Jacques Copeau une farce Hollé-Ira ! restée inédite
1er Juillet Commence son Journal qu’il tiendra jusqu’à la mort de son épouse en 1949

1920 Printemps Il conçoit le plan complet des Thibault
Juin Achète une maison à Clermont (Oise), 3 place de l’Hôtel-de-Ville
Automne S’installe à Clermont pour travailler aux Thibault

1921 Hiver S'isole à Clermont pour rédiger Le Cahier Gris et Le Pénitencier
Juillet Ses parents vendent leur propriété d'Augy
Publication de la plaquette en hommage à l’abbé Hébert In memoriam par l’Imprimerie Grou-Radenez

1922 Avril-Mai Parution des deux premiers livres des Thibault : Le Cahier gris et Le pénitencier
10 Juin-9 Juillet Séjour sur l’île de Porquerolles avec André Gide
14-24 Août Première participation aux Décades de Pontigny

1923 6-10 janvier Séjour à Cuverville, chez André Gide. Lecture croisée des Faux-Monnayeurs et de la suite des Thibault
Vacances de Pâques Passe deux semaines à Clermont avec sa fille
Début mai Court séjour à Cuverville. Lit La Belle saison à André Gide
23 Août-2 Septembre Décades de Pontigny. Fait la connaissance de Jacques de Lacretelle
Fin Septembre Marcel de Coppet passe cinq jours au Tertre. Les liens d'amitié avec Christiane se renforcent
Octobre Parution du troisième livre des Thibault en deux volumes, La Belle saison

1924 Mars Ecrit une farce paysanne, La Gonfle
5 avril Mort de son père suite à une congestion cérébrale (68 ans). Passe le reste de l’année chez sa mère atteinte d’un cancer
Octobre Il achète à son beau-père, M. Foucault, le château du Tertre à Bellême dans l’Orne

4/5. Repères chronologiques 1925-1936

1925 13 janvier Mort de sa mère
Travaux et aménagements du Tertre
In memoriam est repris par Albert Houtin dans Un prêtre symboliste, Marcel Hébert (1831-1916)

1926 Installé au Tertre travaille à la suite des Thibault
22 Août A l’initiative d’Edouard Herriot Roger Martin du Gard est fait chevalier de la Légion d’Honneur

1928 Avril publication du quatrième livre des Thibault, La Consultation
Mai Publication du cinquième livre des Thibault , La Sorellina
Juillet Publication de La Gonfle, pièce qui ne sera jamais jouée de son vivant
Août Rencontre André Malraux à la Décade de Pontigny " Génération d'après la guerre " . Prend des notes sur André et Clara Malraux qu'il utilisera en partie pour les personnages de Meynestrel et Alfreda dans L'Eté 1914

1929 Mars Parution du sixième livre des Thibault, La Mort du père. Il travaille au volume suivant L’Appareillage.
6 mai Retour en Fance de Marcel de Coppet
3 et 5 juin Mariage civil puis religieux de son frère Marcel avec Marie-Louise Verdé-Delisle
Août Christiane et Marcel de Coppet l'accompagnent à Pontigny
Septembre Christiane passe une semaine chez de Coppet à Quiberville
3 - 26 Octobre Voyage en Tunisie avec de Coppet
31 décembre Mariage de sa fille Christiane avec son ami Marcel de Coppet, gouverneur des colonies

1930 Avril-Mai Souffre de phlébite
Mai-Juin Cure à Bagnoles-de-l'Orne
Ecrit un récit, Confidence africaine, tout en poursuivant son travail sur L’Appareillage
8-19 Août Séjour à Pontigny où il fait la connaissance de la fille de Tolstoï
Fin Août Séjour, avec Hélène, à Anvers puis Bruxelles

1931 1er janvier Grave accident de voiture. Est hospitalisé deux mois avec sa femme dans une clinique du Mans. Il décide d’abandonner la rédaction de L’Appareillage.
Avril En convalescence chez son frère à Sauveterre il écrit un drame, Un Taciturne
Juin Publication de Confidence Africaine
28 octobre Louis Jouvet, directeur de la Comédie des Champs-Elysées , monte et joue Un Taciturne avec Valentine Tessier, Lucienne Bogaërt et Jean Renoir

1932 Mars Parution de Un Taciturne. Abandon définitif du plan initial des Thibault élaboré en 1920.
Février Bref séjour à Bruxelles
17-26 mars Séjour à Berlin
Printemps Rédige Vieille France à Sauveterre
Août Décades de Pontigny
13 Octobre-20 Novembre Deuxième séjour à Berlin avec Pascal Copeau et André Gide.
22 Novembre Bruxelles Assiste à une représentation d'Un Taciturne

1933 Février S’installe à Cassis où il établit un nouveau plan pour la suite des Thibault. Commence la rédaction de L’Eté 1914 en s’appuyant sur une vaste documentation historique. Parallèlement, travaille à un scénario pour adapter " La Bête Humaine " au cinéma
20 Mars Naissance de son petit-fils, Daniel de Coppet
Parution de Vieille France

1934 1er mars S’installe à Nice
Août Séjour à Pontigny
1935 Mai Achève le premier tome de L’Eté 1914
9 Novembre, naissance de sa petite-fille, Anne-Véronique de Coppet

1936 Mars Achève le deuxième et troisième tome de L’Eté 1914
Novembre Parution de la septième partie des Thibault, L’Eté 1914 en trois tomes
15 Décembre Départ pour un séjour de cinq semaines à Rome. Hélène repart pour Noël

5/5. Repères chronologiques 1937-1958

1937 Mars-Avril Deuxième séjour à Rome
Eté De retour au Tertre entreprend la rédaction du huitième et dernier livre des Thibault, L’Epilogue
22 octobre Le premier Grand Prix littéraire de la ville de Paris est attribué à L’Eté 1914
10 novembre A Nice, Roger martin du Gard apprend que le Prix Nobel de Littérature lui est attribué
10-20 décembre Accompagné de sa femme, va à Stockholm pour recevoir des mains du roi de Suède, Gustave V, le Prix Nobel

1938 Janvier Effectue avec Hélène un voyage qui l’amène à Copenhague, Berlin, Dresde, Vienne et Munich
Fonde l'oeuvre " La Lecture au sanatorium "
Printemps Au tertre, poursuit la rédaction de L’Epilogue

1939 Mars Part pour les Antilles avec sa femme. Installé près de Fort-de France il achève L’Epilogue
Eté Après une longue croisière dans le golfe du Mexique, regagne la Martinique
Septembre Déclaration de guerre
Hiver En raison de l’interruption des liaisons maritimes entre la Martinique et la Métropole, entreprend un périple mouvementé pour renter à Nice

1940 Janvier Parution de la dernière partie des Thibault, L’Epilogue.
14 Juin Devant l’arrivée des troupes allemandes RMG est contraint de quitter en voiture le Tertre avec sa femme et arrive à Nice en août après s'être arrêté à Royan et Lyon
11-27 Jjuillet Séjour à Vichy et entreprend, en vain, une démarche pour obtenir une mission aux Etats-Unis

1941 Janvier Travaille à une nouvelle Le Relais fleuri
Les de Coppet se réfugient à Figeac, 17 route de Cahors
Mai Elabore le projet de Maumort
Juin-Octobre Séjour à Evian

1942 Hiver Séjourne à Nice
Eté Séjour au Cap d’Antibes

1943 Séjourne à Nice
5-12 Mars Passe une semaine à Figeac, Hôtel des Carmes, à proximité des Coppet
Mars-Avril En l'absence de Gide, corrige les épreuves des Interviews imaginaires que lui a envoyées Jean Sclumberger
24 mars Convoqué par la police pour 'expliquer sur ses relations avec Roger Stéphane (de son vrai nom Worms)
8-10 Juin Visite de Christiane à Nice
Juillet Corrige les épreuves d'une réimpression des Faux-monnayeurs
Septembre Passe quinze jours au Cap d'Antibes avec Hélène
Novembre Visite de Pierre Herbart à Nice

1944 Début Mars Passe seul une semaine à Antibes
26 Mars-2 Avril Mars Passe une semaine chez Christiane à Figeac
12 mai Avec Hélène quitte Nice pour Roquefort, près de Figeac, ayant été averti que son nom figurait sur une liste de suspects
15 Septembre S'installe chez Christiane
Fin Décembre Retour à Nice

1945 Séjourne successivement à Nice et au Tertre qu’il doit remettre en état suite aux cantonnements des troupes allemandes
31 mai Assiste à une audience du Procès Pétain
Refuse de se porter candidat à un siège à l'Académie Française
Décembre Installation de l'appartement 10 rue du dragon dans le VIème

1946
1er juin Organise une vente de charité au profit de la Lecture au sanatorium

1947 Hiver à Nice. Travaille à Maumort

1948 Juin En cure, Hôtel Christol, à Bagnolles-de-l'Orne
Traduit en français Olivia de Dorothée Bussy

1949
24 Octobre Assiste aux obsèques de Jacques Copeau à Perand-Vergelesses
28 novembre Mort de sa femme, inhumée au cimetière de Cimiez à Nîmes. Cesse, à compter de cette date, de tenir son Journal

1950 Projet en collaboration avec Pierre Herbart d’écriture d’un scénario tiré du Cahier gris et du Pénitencier

1951 22 Février Assiste aux obsèques d'André Gide à Cuverville
Novembre Publication des Notes sur André Gide

1955 Décembre ses Oeuvres complètes, préfacées par Albert Camus, sont publiées en deux volumes dans la " Bibliothèque de la Pléiade "

1957 Le Journal et ses correspondances avec Jacques Copeau et André Gide sont remis dans « des cantines » à la Bibliothèque Nationale

1958 22 août Mort de Roger Martin du Gard dans sa propriété du Tertre

dimanche 18 octobre 2009

Avis au blogueur martingardien

Les publications du Journal et de la Correspondance Générale ont révélé certaines inexactitudes dans les chronologies de Roger Martin du Gard actuellement disponibles. Je vais proposer une version que j'espère un peu moins imparfaite sans douter que des imprécisions auront su s'y glisser aussi.

samedi 17 octobre 2009

II. Un homme dans la guerre et carnets de guerre

(Charlotte Andrieux et Laszlo Horvath dans la
bibliothèque de RMG)

Cette projection a été précédée de la présentation par Charlotte Andrieux des Carnets de guerre de RMG, « […] petits agendas, souillés de cambouis et de boue, que, pendant quatre ans, j'avais traînés dans ma poche. » Docteur ès lettres et auteur d’une thèse sur l’Ecriture de la politique chez Roger Martin du Gard, elle a montré « l’originalité, la diversité et la richesse de ces carnets qui au-delà du témoignage personnel et documentaire sur la Grande Guerre constituent également l’une des formes de la création artistique de l’écrivain. »





C'est avec une précision admirable que l'oratrice a fait partager l’expérience de cette guerre qui a si profondément marqué RMG et a captivé l’auditoire avec un large choix de citations dont beaucoup inédites. Après avoir rappelé qu’une partie (moins de la moitié) de ces carnets de guerre a été publiée dans le Journal I, Charlotte Andrieux a fait la démonstration en 40’ que « pour en saisir pleinement la spécificité, ils mériteraient sans doute de bénéficier d’une parution intégrale illustrée par les nombreuses photographies que l’écrivain a réalisées et qui révèlent tout comme ses observations le regard d’un artiste. »


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Alors que le soleil se couchait sur la forêt de Bellême et plongeait le magnifique parc du château dans une semi-obscurité, les participants ont été invités à partager un verre offert par la maîtresse des lieux, Madame Véronique de Coppet.