vendredi 24 avril 2009

Rencontre avec Stefan Zweig

Le Magazine Littéraire de mai consacre son dossier à Stefan Zweig dont une nouvelle inédite, Le Voyage dans le passé, a été publiée par Grasset en octobre 2008. L'article de Jacques Le Ridier "L'Europe, sa ferveur puis son tourment " est illustré (p. 61) par une photo :

  • A Nice, janvier 1936, avec Roger Martin du Gard (assis), Jules Romains et leurs épouses.

Dans l' " Hommage à Roger Martin du Gard " (NRF - 1958) l'auteur des Hommes de bonne volonté évoque cette rencontre : " Une de nos heureuses fortunes de cette fin d'hiver fut un séjour à Nice de Stefan Zweig, qui était mon ami depuis un quart de siècle. Je les fis se rencontrer, Roger Martin du Gard et lui. Ils se plurent, constatèrent vite qu'ils avaient sur bien des points les mêmes goûts, ou les mêmes dégoûts [...]

Roger Martin du Gard n'a pas manqué de consigner cet événement dans son Journal (J.II, p. 1168) . " Fait la connaissance de Stefan Zweig, qui est à Nice. [...] Nous l'avons vu chez Jules Romains. Puis j'ai été le voir à son hôtel, sur la Promenade [...] il est en pleine transformation intérieure [...] Il vit en nomade [...] Sa voix devient rauque et basse dès qu'il parle de l'Allemagne et d'Hitler. C'était sa patrie. Il en est chassé, banni. On a brûlé ses livres." 26 janvier 1936.

On recense, dans la Correspondance Générale, 21 lettres adressées à Stefan Zweig par Roger Martin du Gard toutes teintées d'admiration, de confiance et de sympathie :

  • CG VI
3 mars 1933
6 avril 1933
23 janvier 1936
27 janvier 1936
(fin) mai 1936
2 décembre 1936
19 décembre 1936

  • CG VII
25 février 1937
8 avril 1937
16 avril 1937
12 mai 1937
(juillet1937)
3 août 1937
(début décembre 1937)
8 février 1938
18 février 1938
4 septembre 1938
8 février 1939
2 décembre 1938

  • CG VIII
14 février 1940
17 avril 1940

mercredi 22 avril 2009

" Grands écrivains du demi-siècle " André Maurois 1941

Peu connues, Fabrice Picandet créateur et animateur du blog E-Gide m’a communiqué les pages consacrées à Roger martin du Gard par André Maurois dans « Grands écrivains du demi-siècle ». Qu’il en soit ici remercié.

Dans ces études écrites en 1941 pour un cours destiné à des étudiants américains André Maurois entend aborder deux groupes d’écrivains :




Pour les amateurs qui les découvriraient ou les spécialistes qui les auraient oubliés je me propose de donner l'intégralité des quatre chapitres consacrés à Roger Martin du Gard par l'Académicien :


I LA VIE ET L'OEUVRE


II JEAN BAROIS


III LES THIBAULT


IV LA PHILOSOPHIE


[Afin de faciliter la lecture, il convient d'ouvrir les images dans une nouvel onglet].

I La vie et l'oeuvre







II Jean Barois








III Les Thibault











IV La Philosophie

















samedi 11 avril 2009

A voir ou revoir

Direct8, la chaîne du câble et par satellite, rediffuse à partir de samedi 11 avril la série "Les Thibault " réalisée par Jean-Daniel Verhaeghe :

Le cahier gris (1/4)
Samedi 11 avril 2009 à 20h40

La belle saison (2/4)
Samedi 11 avril à 22h20

La mort du père (3/4)
Samedi 18 avril à 20h40

L’été 1914 (4/4)
Samedi 18 avril à 22h20

lundi 23 mars 2009

C'est arrivé le 23 mars 1881

Naissance au domicile de Prosper et Adrienne Martin du Gard, ses grands-parents paternels, de Roger-Paul-Prosper-Amédée Martin du Gard, 69 boulevard Bineau à Neuilly-sur-Seine. Ses parents, Paul Martin du Gard et Madeleine Wimy, mariés en avril de l'année précédente auront un deuxième fils, Marcel, en 1884.

Vers 1886



Roger Martin du Gard enfant. Huile sur toile de G. Griveau reproduite dans le catalogue de l'exposition présentée à la Bibliothèque Nationale en 1981 pour le centenaire de sa naissance.

dimanche 15 mars 2009

Rue du Printemps - voisine de la rue de la Félécité



Neuf jours après avoir obtenu son diplôme d’archiviste-paléographe, Roger Martin du Gard épouse Hélène Foucault le 19 février 1906. La cérémonie religieuse fut célébrée à l’église Saint-Augustin, non loin du 23 rue du Général Foy où est aujourd’hui encore implanté le Lycée Fénelon.
De retour d’un long voyage de noces en Afrique du Nord, le couple se met en quête d’un logement parisien. […] nous avons découvert, apprécié, marchandé, et loué un très avantageux local sis 1 rue du Printemps […] Notre appartement fait le coin de la rue du Printemps et de la rue de Tocqueville. ( Lettre à Gustave Valmont du 18 juillet 1906. Journal T.I, p. 195-196).



En fait les Roger Martin du Gard ne l'occuperont qu'à partir du mois d'octobre comme nous l'apprend la lettre adressée à Marcel de Coppet le 5 : [...] Nous serons à Paris le 22 octobre, et je compte prendre un grand mois pour nous installer. (Journal T.I, p. 201).

Quelques cent trois années plus tard, l'immeuble est toujours visible et la rue du Printemps (XVIIè) continue de réunir dans une parfaite perpendicularité le boulevard Péreire Sud à la rue de Tocqueville.

vendredi 13 mars 2009

La N.R.F a cent ans (2)


Outre l'historique de la revue et la présentation des auteurs sur le site Le Centenaire (1909-2009) La Nouvelle Revue Française, dont la version définitive sera prochainement mise en ligne, sont annoncés les manifestations, expositions et colloques organisés pour célébrer cet anniversaire.

La page consacrée à Roger Martin du Gard est ici.

Roger martin du Gard, un chartiste qui n'a pas bien tourné

En 1960 M. Georges Tessier rend hommage à Roger Martin du Gard dans le volume 118 de la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes :

" Quand ces lignes paraîtront, plus de trois années se seront écoulées depuis la mort de Roger Martin du Gard, survenue le 23 août 1958 dans sa propriété du Tertre, à Bellême. Prolonger davantage le silence gardé jusqu'à présent sur sa personne par l'organe de la communauté chartiste aurait quelque chose d'insolite qui ressemblerait à de l'inconscience. Ce serait en même temps une ingratitude. On en jugera par ce qui suit.

En 1957, Roger Martin du Gard offrait à l'École des chartes les deux élégants volumes de la Bibliothèque de la Pléiade qui contiennent ses Œuvres complètes.


Sur le feuillet de garde, il avait écrit ceci : « A la bibliothèque de l'École des Chartes, je demande d'accueillir — fût-ce dans son « Enfer » — ces deux petits volumes d'une œuvre évidemment très profane... J'aimerais pouvoir penser que, de temps à autre, l'un de mes jeunes successeurs (au hasard de ses découvertes dans ces rayons auxquels je dois tant d'heures enrichissantes de ma jeunesse) aura l'occasion de lire les pages XLVII, XLVIII et XLIX de mes Souvenirs, — bref témoignage de l'attachement plein de gratitude que j'ai toujours porté, très fidèlement, à notre École. Un chartiste « qui n'a pas bien tourné » Roger Martin du Gard Janvier 57 »

[Et en note :] « Aurais-je pu écrire La Gonfle [II, p. 1164], si je n'avais pas eu la chance de suivre les leçons de Gaston Paris (sic) et le cours savoureux de Paul Mayer (sic)? »


En effet, p. XLVII-XLIX des Souvenirs, notre illustre confrère raconte comment, après un échec à la licence en juillet 1900, il avait « cédé à une tentation subite » et passé ses quatre mois de vacances à travailler « d'arrache-pied » pour se mettre en état de passer en octobre le concours d'entrée à l'École des Chartes. (Vérification faite c'est par arrêté du novembre 1900 que Roger Martin du Gard été nommé élève de l'Ecole des Chartes et non en 1899 comme le laisse entendre l'index chronologique placé en tête de ses oeuvres complètes XXXIII). Après avoir rendu grâces à l'École de lui avoir donné le sens et le goût de l'histoire, il ajoute :


« En outre...,j 'y ai été soumis à une certaine méthode de travail, à une certaine discipline intellectuelle et morale, qui me sont devenues une seconde nature. J'ai appris, non seulement à respecter, mais à considérer comme indispensable, pour accomplir une œuvre digne de confiance et d'estime, la rigueur qu'appliquaient à leurs recherches ces historiens impartiaux, qui ne se seraient pas permis la plus petite affirmation sans s'être livrés au préalable à une documentation méticuleuse. Je ne m'étais jamais intéressé aux sciences, je n'avais jamais approché de savants ; ce sont les maîtres que j'ai fréquentés aux Chartes qui m'ont révélé ce que sont, chez un chercheur scrupuleux, la conscience scientifique et les exigences de l'honneur professionnel... Un tel contact m'a pour toujours marqué. Je dois à leur exemple de m'être perpétuellement défié des besognes impromptues. Par un fétichisme peut- être excessif de l'exactitude..., avant d'entreprendre un nouveau livre, je me suis toujours astreint à rassembler le plus de renseignements possible, à accumuler notes et fiches, afin de réduire au minimum les risques d'erreur et de me prémunir contre les entraînements de l'improvisation. Le soin maniaque avec lequel j'ai préparé certains de mes romans, ou du moins certaines de leurs parties, n'est pas, toutes proportions gardées, sans rappeler l'application du chartiste aux prises avec un ouvrage d'érudition... »

Ces lignes valaient, croyons-nous, la peine d'être transcrites, encore que, cédant au penchant de sa nature qui le portait toujours à se reconnaître débiteur envers autrui, Roger Martin du Gard ait peut-être exagéré l'importance de sa dette et conviendrait-il davantage de parler de dispositions naturelles dont l'atmosphère chartiste permit au jeune étudiant de prendre mieux conscience et favorisa l'épanouissement. Toujours est-il que la confidence est celle d'un orfèvre, et d'un orfèvre qui prenait sa tâche au sérieux. La preuve en est administrée par la très consciencieuse, très complète et très technique monographie qu'il dédia en 1909 à son maître, Eugène Lefèvre-Pontalis, en témoignage de sa respectueuse gratitude, L'abbaye de Jumièges... Étude archéologique des ruines. Enrichie de 22 planches hors texte et de 50 photographies, elle est l'œuvre à la fois d'un archéologue averti et d'un homme de goût, sensible aux évocations du passé et à la poésie des choses. C'était, probablement quelque peu remaniée, la thèse qui lui avait valu en 1906 le diplôme d'archiviste paléographe. Les moyens que sa situation de fils de famille mettait à sa disposition lui avaient permis d'entreprendre une campagne de fouilles et de retrouver en plusieurs endroits « les fondations des parties disparues des églises et des bâtiments claustraux ».

II ne nous appartient pas de retracer les étapes d'une carrière littéraire couronnée par la plus haute récompense aujourd'hui imaginable. Dans les années qui ont précédé la mort de Roger Martin du Gard, le signataire de ces lignes avait suggéré qu'une démarche fût faite auprès de lui pour qu'il voulût bien accepter la présidence de notre Société. La notoriété de l'écrivain, la qualité de son comportement, l'humanité de son œuvre l'auraient ennoblie, comme elles honorent, quelque différentes que puissent être leurs options devant les problèmes essentiels, tous ceux que le lauréat du prix Nobel regardait comme ses confrères. " G. T.

jeudi 5 mars 2009

Secret de Polichinelle

«Je rigole, mon cher Mauriac, lui écrit Roger Martin du Gard, je rigole quand on fait de vous un écrivain du catholicisme. Il n'y a pas d'œuvre d'incrédule ou d'athée où le péché soit plus exalté. Ce sont des livres à damner les saints (…) Il crève les yeux, que vos tableaux sont peints avec une frénésie, une complaisance, une évidente et charmante tendresse.»

Lire l'article que Jean d'Ormesson consacre dans le Figaro à François Mauriac. Biographie Intime T. I de Jean-Luc Barré.

mardi 3 mars 2009

Le Testament du Père Leleu

" Le bruit s'était répandu que l'auteur de Barois avait fait une farce paysanne et il y avait là vingt personnes [...] Au dernier moment parut Gide [...] Vraiment c'est tout à fait extraordinaire. C'est à n'y rien comprendre ! Le père Leleu, après Jean Barois c'est exceptionnel ! Après ça, je vous crois capable de n'importe quoi !... n'importe quoi. " (Journal I, p. 1038).

La répétition générale eut lieu le 6 février 1914 suivie de la première au Vieux-Colombier le 7. " Oui, vraiment un gros petit succès. Et depuis, ça marche bien. On rit beaucoup, on applaudit ferme. " (Lettre à Marcel de Coppet, 11 février 1914. Journal I, p. 458).

Sans Charles Dullin ni Madame Barbieri, Le Testament du Père Leleu est repris du 18 au 21 mars (20h00) au Théâtre de l'Iris de Villeurbanne par la Compagnie de l'Iris.




dimanche 8 février 2009

Saül - Taciturne

Dans Le Temps du 13 juin 1942, Robert Kemp consacre un long article à la publication du Théâtre de Gide (Saül, Le Roi Candaule, Oedipe, Perséphone, Le Treizième arbre) aux Editions de la NRF *.
Le critique voit un lien de parenté entre le Saül de Gide, écrit en 1896, et Un Taciturne de Roger Martin du Gard.

[...] A moins d'une erreur grossière de ma part, le Saül de Gide est le frère aîné du Taciturne de son ami M. Roger Martin du Gard. Vous vous souvenez de cette comédie très particulière que beaucoup de spectateurs trouvèrent fâcheuse et qui déchaîna les foudres de M. Paul Claudel. ? Il s'agissait d'un monsieur fort raisonnable jusqu'à sa maturité, d'un puritain, d'un chaste, qui, découvrant sur le tard en lui des tendances qui l'épouvantent, ne peut plus contempler son coeur et sa pensée sans dégoût, et se donne la mort pour rester normal... [...]

Quelles sont ces foudres de M. Paul Claudel ? Alors qu'Alain Jouvet allait monter L'Annonce faite à Marie, il reçoit de ce dernier une lettre partiellement citée dans la Correspondance Jacques Copeau-Roger Martin du Gard (15 novembre 31, t. II, p. 509) : " Puisque vous éprouvez tant de satisfaction à consacrer votre art à l'immonde écrivain dont je ne veux même pas me rappeler le nom, je pense que vous n'en n'auriez aucune à monter L'Annonce faite à Marie. Je vous conseille donc de demander à M. Fouilloux de vous dégager. Vous aurez ainsi plus de temps à consacrer à vos exhibitions pédérastiques. "

La réaction à cette charge de l'Ambassadeur de France à Washington il faut la chercher dans deux lettres à Jacques Copeau adressées par Roger Martin du Gard les 5 et 8 décembre 1931 :

[...] Voilà ce que ton très chrétien ami Claudel a cru bon d'écrire à Jouvet. Je lui pardonne ses offenses, mais je t'avoue que j'en ai pleuré. Tout, tout me sépare de Claudel. Mais je l'estime, et le tiens pour pour l'un des plus grands d'aujourd'hui.[...] J'ai attendu que le crachat soit sec, et au premier coup de brosse, il n'en est rien resté... Après tout, un crachat de Claudel, c'est encore du Claudel ! [...]


* L'article complet de Robert Kemp est reproduit dans le BAAG n°161 janvier 2009.

dimanche 1 février 2009

La N.R.F a cent ans








Fondée par André Gide, Jean Schlumberger, Jacques Copeau, Marcel Drouin, Henri Ghéon et André Ruyters le vrai premier numéro de la Nouvelle Revue Française voit le jour le 1er février 1909 : un siècle ! Pour qui veut suivre la création et les premiers pas de la jeune revue, comprendre ses choix esthétiques la somme d’Auguste Anglès « André Gide et le premier groupe de La Nouvelle Revue Française » publiée en trois volumes entre 1978 et 1986 fait autorité :


" La formation du groupe et les années d’apprentissage 1890-1910 "

" L’âge critique 1911-1912 "

" Une inquiète maturité 1913-1914 "


Considéré par ses pairs comme un des membres authentiques du premier groupe, Roger Martin du Gard qui ne collaborera jamais à la Revue, intègre la sphère en 1913 : « […] Alors j’ai écrit à Gallimard qui dirige avec Schlumberger les éditions de la Nouvelle Revue Française (couverture crème, encadrement noir et rouge) sous le haut patronage d’André Gide […] et c’est Schlumberger qui a reçu le manuscrit […] C’était la première fois que j’entendais mon bouquin résonner dans le cœur d’un type qui ne me connaît pas. Tu juges de ma joie. » Lettre à Pierre Margaritis, 3 juillet 1913. Journal I, p. 411-412.

samedi 31 janvier 2009

La Bibliothèque de la Pléiade

Sur la page de présentation de la célèbre collection créée par Jacques Schiffrin en 1931 on peut y lire que :

" Gide, Malraux, Claudel, Montherlant, Saint-John Perse, J. Green, Yourcenar, Char, Gracq, lonesco et N. Sarraute sont les seuls auteurs à avoir vu leurs œuvres publiées dans la « Pléiade » de leur vivant. "

Cherchez l'erreur...!

[...] Autre complication : " la Pléiade " va publier mes oeuvres complètes en deux volumes pour Noël. Et la NRF me presse de mettre au point cette édition définitive. Camus a accepté de faire une Introduction. [...] Lettre à Marie Rougier, 17 janvier 1955. Journal III, p. 1050.

[...] Oeuvres complètes ! Cela a une résonance passablement sépulcrale et nécrologique ! Cela indique bien, en tout cas, que l'auteur est vidé, qu'il est déjà de l'autre côté du décor, et que c'est ainsi que son éditeur le considère. [...] Lettre à Marcel Martin du Gard, 18 juillet 1955. Journal III, p. 1056.




dimanche 25 janvier 2009

Marcel de Coppet l'Ami intime, le gendre...

Publiée chez L'Harmattan, une biographie de Marcel de Coppet par Alain Couturier.

Le Gouverneur et son miroir
Marcel de Coppet

(1881-1968)

Quatrième de couverture :

Marcel de Coppet a été un Gouverneur de colonie original et controversé. A la croisée de l’action coloniale et de la vie intellectuelle et littéraire, proche de Gide et intime de Roger Martin du Gard, il apparaît à diverses reprises sous les projecteurs de l’Histoire. Connu pour ses luttes contre les abus coloniaux, instigateur du “Voyage au Congo” de Gide qui provoqua à l’époque un scandale, il fut également l’artisan de la politique du Front Populaire en Afrique noire, le témoin privilégié de la mainmise de Vichy sur Madagascar et un acteur de premier plan dans les péripéties de l’insurrection de la grande île en 1947. Mais derrière les rôles il y a un homme. C’est ce personnage secret, complexe et attachant que le présent ouvrage s’efforce d’évoquer.

Originaire de Savoie, Alain COUTURIER vit au Venezuela. Depuis plusieurs années il consacre l’essentiel de son temps à la recherche historique et à l’écriture (“La piste africaine” ; “Les saisons d’un pêcheur”, Publibook). Entre autres fonctions il a été Président de l’Alliance française du Venezuela, Président de la Fondation Jules Verne, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Membre fondateur et Vice-président de la Chambre de Commerce Franco-Vénézuelienne.

samedi 24 janvier 2009

Témoignage

De la Nouvelle Revue Française, d'André Gide (beaucoup), de Roger Martin du Gard (un peu), de la création du comptoir d'édition Gallimard et du Vieux-Colombier
Jean Schlumberger livre ses souvenirs pendant près d'une heure. Sous la forme d'une interview, filmée à son domicile parisien 78 rue d'Assas , ce document est archivé sur le site de l'Institut national de l'audiovisuel. Un extrait de 10 minutes est présenté gratuitement, l'intégralité de ce Portrait-Souvenir étant proposée en téléchargement payant.

jeudi 8 janvier 2009

Ressemblance ?

Charlotte Andrieux, spécialiste de Roger Martin du Gard, me fait remarquer que l'acteur François Dunoyer qui joue le rôle de Jacques dans la première adaptation télévisuelle des Thibault est assez proche du modèle de RMG...
Cette adaptation coréalisée par André Michel et Alain Bourdet fut diffusée en 6 épisodes de 90 minutes sur la première chaîne de l'ORTF entre décembre 1972 et janvier1973. Côté distribution, on notera les noms de Charles Vanel (Oscar Thibault), Philippe Rouleau (Antoine Thibault) et François Dunoyer (Jacques Thibault).
Pour la nouvelle adaptation du roman-fleuve proposée par France 2 en 2003 et qui fit légitimement débat, je renvoie à l'entretien du réalisateur Jean-Daniel Verhaeghe dans La Lettre n°15 de l'Association des Amis de Roger Martin du Gard.