samedi 23 mars 2013

Notes sur André Gide

Dans son dernier catalogue Paul Derieux propose :
Notes sur André Gide Gallimard 1951, 1 des 13 de tête sur Japon impérial.  (250€)
 

dimanche 17 mars 2013

La littérature prolétariennne aux XIXe et XXe siécles




Les Actes du Colloque organisé à Sens en septembre 2012 sont diponibles à l'adresse suivante : Monsieur Frédéric-Gaël Theuriau, 13 allée de la Fauvette, 37100 Tours. (18€)

Notre ami Francois Tézenas du Montcel présente une communication intitulée « présence indirecte du prolétariat dans l’Eté 1914 », où il s’efforce de montrer par quelle voie un peu fortuite ce romancier réputé bourgeois a introduit dans le cours de son œuvre maîtresse une description documentée des milieux révolutionnaires et prolétariens à la veille du premier conflit mondial.

mercredi 30 janvier 2013

L'association des Amis de Roger Martin du Gard, vous souhaite une bonne année 2013 !

Merci à tous ceux qui nous soutiennent : à nos adhérents, à nos sympathisants et à tous ceux qui contribuent aux actions de l'association pour promouvoir l'œuvre de Roger Martin du Gard.
 
Nous avons le plaisir de vous annoncer que la maquette du prochain Cahier NRF VIII consacré à RMG est terminée et qu'elle est actuellement en cours d'examen au comité de lecture de Gallimard. Que tous ceux qui ont participé à notre appel à souscription soient grandement remerciés.

Le prochain bulletin de l'association, La Lettre n° 27, devrait paraître à la fin du mois de mars.
Celui-ci s'annonce déjà riche : comptes rendus des événements passés, publication d'une lettre manuscrite inédite de RMG, article également inédit et surtout nous aurons le plaisir d'annoncer les manifestations prévues cette année à l'occasion du centenaire de la parution de Jean Barois : deux journées d'étude sont déjà en préparation en ce début d'année...

Nos meilleurs vœux !


Charlotte Andrieux

(Secrétaire générale)

jeudi 24 janvier 2013

« L’esthétique narrative de Roger Martin du Gard » 1/2

Nous remercions notre ami François Tézenas du Montcel qui a bien voulu exhumer sa thèse pour partager un résumé :


« L’esthétique narrative de Roger Martin du Gard »
(Genèse et problématique d’un pseudo naturalisme d’après le Journal) 

Thèse soutenue à l’Université François Rabelais, à Tours, le 28 avril 2000
Président du jury : M. Claude SICARD (Université de Toulouse)
Directeur de thèse : M. Louis BALADIER (Université de Tours)

« L’esthétique narrative de Roger Martin du Gard » 2/2



Les 3 volumes du Journal de RMG, établis et annotés par le Pr Claude Sicard, et parus en 1992 et 1993 furent déterminants pour l’entreprise de cette thèse. Ils révélaient en effet de nombreux « secrets de fabrication » d’une œuvre imposante, mais généralement considérée comme héritière d’une esthétique romanesque traditionnelle, voire traditionaliste.  On voulut voir en Martin du Gard un héritier du roman balzacien, voire du naturalisme de Zola !
 

            L’objectif premier de cette thèse fut donc d’examiner attentivement l’œuvre globale de RMG (romans, nouvelles et théâtre) à la lueur d’un examen approfondi des notes, lettres et commentaires contenus dans ce Journal, qui s’étend sur plus de cinquante années et révèle la précocité des ambitions littéraires du futur Prix Nobel. Il s’agissait en fait d’aboutir à la démonstration que l’écriture de fiction, telle que RMG l’a mise en pratique, était d’une étonnante modernité, quand bien même, à l’époque de Maumort,  l’auteur restait persuadé du contraire, se sentant dépassé par la nouvelle génération, celle de Sartre, Malraux, Camus…
 

            Dans une première partie,  intitulée « Une esthétique conservatrice », l’objet fut de montrer à quel point le jeune Martin du Gard pouvait encore être soumis à la pesanteur de la tradition, à la fois classique, réaliste et quasi naturaliste (notamment dans un roman non publié « Maryse ») et combien, néanmoins, il s’acharna à renouveler l’écriture romanesque à travers le « procédé » du récit dialogué, tenté dans « Une vie de saint » et concrétisé  par le premier roman publié à compte d’éditeur, voici un siècle, Jean Barois, sans jamais perdre de vue son ambition capitale : décrire la vie, ses secrets, ses bas-fonds. Cette ambition fut et resta la constante dans les projets littéraires de RMG, Maumort y compris.  Après Jean Barois, elle ramena, en apparence, Martin du Gard à une écriture d’un grand classicisme, du moins pour l’œuvre magistrale, Les Thibault, ainsi que pour ce qui eût pu, achevé, être le couronnement d’une vie de créateur, Maumort.

 
            Aussi, la seconde partie (« Le Journal et la nouvelle image de Martin du Gard ») s’éloignant  des œuvres de fiction, opère une plongée dans le laboratoire polyphonique que représente, en grande partie, le Journal, puisque sont rassemblées dans ces volumes non seulement les notes personnelles de RMG et plusieurs analyses autobiographiques – notamment les aléas de la vie privée -  mais aussi de nombreuses correspondances , souvent croisées, avec les plus proches amis du romancier, que furent, jusqu’en 1914, Marcel de Coppet, Gustave Valmont, et Pierre Margaritis,  et, après 1918, Coppet, presque exclusivement.
 

            Ces correspondances révèlent de nombreux échanges d’idées entre RMG et ses consultants, qu’il s’agisse d’esthétique littéraire ou d’éthique : elles ont donc été longuement étudiées et analysées. Enfin, le Journal servit aussi de banc d’essai   au romancier : il s’y essayait à l’art du portrait, prenant pour modèles certains proches ou certains confrères, ce qui aida hautement RMG à cultiver une incontestable « vis comica » qui affleure régulièrement dans les œuvres de fiction, à travers des personnages qui viennent momentanément interrompre le tissu narratif souvent proche du tragique et détendre le lecteur (ainsi M. Chasles, secrétaire du Père Thibault, et le pasteur Gregory). Ces personnages « secondaires » représentent des « cas » qui, bien souvent, permettent de rejoindre l’être profond de chaque protagoniste.  Il s’agit de « simples » qui sont en fait des « sages », diseurs de vérités.
 

            Martin du Gard, qui s’est beaucoup intéressé à la psychiatrie,  aimait se livrer à des « études de cas ».  Cette alliance de la recherche de l’a-normal à décrire, et de l’extrême soin porté à l’écriture narrative (romanesque ou dramaturgique)  nous a paru la clé de la modernité martinienne,  car  complètement différente du naturalisme « classique »  où la description crue des cas sociaux ou physiques était l’objet même du récit. Il n’en va pas de même chez Martin du Gard, très curieux des êtres, toujours prêt à comprendre et à « compatir », au sens étymologique du terme. Ce « néo-naturalisme » très novateur   affleure partout, et pas seulement dans Les Thibault.  Le théâtre, les nouvelles, et l’inclassable Maumort  achèvent d’illustrer cette esthétique très particulière, qui n’est jamais bien loin d’une éthique, propre à Martin du Gard et qu’il ne faudrait surtout pas confondre avec une quelconque « morale ».
 

            C’est ainsi que la troisième partie (Martin du Gard, novateur et chercheur) a cherché à montrer qu’à travers différents genres littéraires – RMG a toujours voulu creuser au plus profond de la psychologie humaine, sans hésiter à plonger dans l’irrationnel, le pathologique,    le « hors-normes ». Le théâtre, la nouvelle, et cette vraie-fausse autobiographie, à la forme et au genre inclassables, qu’est Maumort confirment aisément ce qui fut presque l’idée fixe de Martin du Gard.  Un Taciturne se voulait une étude de psychologie sexuelle ; des nouvelles peu connues comme Confidence Africaine, et le Genre Motus  (restée inédite)  ainsi que nombre d’esquisses amorcées dans le Journal abordent différentes formes de déviances physiques ou mentales, sans qu’il soit jamais possible de cataloguer ces textes comme purement « naturalistes. 

 
            L’art de Martin du Gard s’exprima au mieux, et bien que l’auteur fût persuadé du contraire, dans Maumort, œuvre certes inachevée, mais qui, contrairement aux Thibault, secoue la passivité du lecteur, l’emmène ici et là dans le sillage des fantasmes, désirs et vies « officielles » de personnages très différents , par les points de vue d’un narrateur/personnage certes unique, mais apte à reconstituer les pensées et obsessions de l’adolescent qu’il fut…alors que le narrateur est septuagénaire.  Œuvre unique en son genre, Maumort comporte en son propre sein quelque micro-nouvelles aux thématiques très hardies et mérite d’être considéré comme un remarquable point d’orgue à une œuvre littéraire considérable et bien plus « moderne, y compris en 2013, qu’on pourrait le croire.

 
            Tel était en effet le véritable objet de cette thèse : démontrer, s’il en était besoin, que Roger Martin du Gard était un auteur résolument moderne, même si sa modestie naturelle lui avait fait croire le contraire !

lundi 21 janvier 2013

Décès de Jean-Pierre Laurent

Nous apprenons la récente disparition de Jean-Pierre Laurent, comédien et compagnon de longue date de La Comédie de Saint-Etienne.
Nous ne pouvons pas citer tous les personnages qu’il a interprétés au théâtre mais nous n'oublierons pas la maîtresse femme dans La Gonfle, mise en scène de Jean-Claude Berutti.

dimanche 20 janvier 2013

Régis Debray

Dans ses Modernes Catacombes, Régis Debray identifie trois stakhanovistes de la lettre :

" Il faut des routes dans la campagne et du loisir à la maison, autant pour l'art de la conversation à la française que pour la correspondance qui la fait rebondir par écrit. Nos cellulaires et nos prothèses nous livrent à l'affairement du canard décapité - tandis qu'une correspondance à l'ancienne prolongeait l'entretien policé, dont elle a le piquant, le primesaut, voire l'imprudence, ainsi qu'un certain caractère aristocratique. Il ne fallait pas seulement, pour se livrer à cette prodigalité désintéressée, être fluide à l'écrit ; il fallait avoir un lieu à soi et du temps libre. En clair : des esclaves - comme en avaient Cicéron ou Sénèque - ou des domestiques, comme les grands épistoliers de chez nous, les stakhanovistes de la lettre, Romain Rolland (trente volumes), Martin du Gard (dix) ou George Sand."

mardi 15 janvier 2013

Discours de Stockholm

Le 11 novembre 1937, l'académie suédoise décidait d'attribuer le prix Nobel de littérature à Roger Martin du Gard, pour la force et la vérité artistique de son cycle Les Thibault, où il nous a peint des conflits humains et des aspects importants de la vie contemporaine.
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
Tiré à part de La Nouvelle N. R. F. du 1er mai 1959.
 

Le Figaro, 18 décembre 1937

Sous la plume de M. de Chessin le quotidien revient sur la cérémonie du Nobel de Littérature décerné à Roger Martin du Gard.

Je n'enseigne pas, je raconte...


dimanche 13 janvier 2013

Histoire d'un livre : Jean Barois

« Je me suis alors persuadé que la vie de Paris n’était pas conciliable avec le recueillement dont j’avais besoin pour mener à bien le nouveau projet que j’avais en tête : une longue monographie masculine, la destinée d’un homme et l’histoire d’une conscience. […] C’est là, au Verger d’Augy, près de Sancergues (Cher), dans le pavillon où j’avais transporté ma bibliothèque, que j’ai travaillé trois ans de suite à la composition de S’affranchir (titre provisoire que j’avais donné au futur Jean Barois.) » Roger Martin du Gard.
 
 

 

jeudi 3 janvier 2013

Un peu de réclame à bon compte

Les signets de La Bibiothèque Nationale de France.

Malraux.org renvoie sur le blog RMG

Monsieur Claude Pillet a l'extrême gentillesse de créer en bonne place sur son site André Malraux un lien dirigeant le lecteur ici.

lundi 31 décembre 2012

Transfuge

Dans son numéro de décembre la revue " Transfuge " consacre un dossier " Sur le parvis du Panthéon " aux modern classics, ces oeuvres cultes oubliées du XXème siécle.




Jean-Yves Tadié, spécialiste de Proust, cite Les Thibault, qualifiant RMG d'auteur de " synthèses ".











Association des Amis de RMG

En ce dernier jour de l'année je lance un appel pour devenir membre de l'Association des Amis de Roger Martin du Gard ou renouveler votre adhésion pour 2013.


dimanche 30 décembre 2012

" Son influence ". Sur André Gide, Avril 1927

Dans son dernier catalogue Les Neuf Muses proposent à la vente un manuscrit autographe signé intitulé " Son influence ". Sur André Gide, Avril 1927.
6pp.1/2 sur 7ff. in-folio reliés en un volume, demi-maroquain grenat à coins, dos lisse avec titre doré en long.

Portraits par Simon Bussy

 
Gouache, 1927
 

 
Gouache, 1941


mercredi 26 décembre 2012

Correspondance André Malraux - RMG

Lettre à Roger Martin du Gard, le 19 sept. [1932]


Cher ami - Donc terminé " Vieille France "[...] c'est dans l'ensemble très dominé et et d'une belle autorité. Et maintenant pilulons :

a) Je n'aime pas le sous-titre [...]

b) Rien à dire jusqu'à la dernière partie, que je trouve plus faible [...] un peu trop de dialogue, je crois [...]

c) J'aimerais un ou deux paysans de plus [...]

Voilà. " Vous l'avez voulu. " [...]

lundi 24 décembre 2012

Correspondance André Malraux - RMG

A Roger Martin du Gard le 23 mai [1929]

Cher Monsieur,

Voilà quelque temps que j'ai reçu " La Mort du Père " [...] Littérairement, ce roman est aussi " juste "que les autres Thibault [...]
Objections : Oscar Thibault était-il si curieux de lui-même ? Cet homme actif s'analysait-il ainsi ? Objection née plutôt d'une réaction que de la réflexion, car j'obéis sans doute au préjudé des écrivains qui veulents être seuls à s'analyser (le terme est d'ailleurs un peu gros) [...] Enfin vous êtes juge [...] Jacques ne me semble pas (provisoirement) assez frappé par la mort de son père. Je sais qu'il ne l'aime pas, mais, sur un caractère comme le sien, la mort doit agir, me semble-t-il plus puissamment si elle est séparée de toute affection : elle n'en est que plus la mort [...]
Je pars pour la Perse le 18 juin. on discutera des " Conquérants " rue Visconti le 8 [...]